Festival d’Angoulême : que va-t-il se passer en 2027 ?

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

le 02 novembre 2026

 

Beaucoup de choses ont déjà été dites sur le festival de la bande dessinée d’Angoulême, sur sa mort comme sur un nouveau projet annoncé pour 2027 par l’ADBDA. De nombreux fantasmes et contre-vérités circulent, sans doute par manque d’information. Hélas, il était compliqué de communiquer plus tôt, les anciens organisateurs du FIBD ayant décidé d’attaquer l’initiative de l’ADBDA en justice, l’obligeant à se montrer plus que prudente. Maintenant que la justice a rejeté toutes leurs demandes, l’interorganisation auteur·rices BD peut enfin faire un point sur la situation à destination des autrices et auteurs. Ces informations seront bien sûr complétées le 3 novembre prochain lors de la conférence de presse des nouveaux organisateurs.

Une association refondée : l’ADBDA

Le festival d’Angoulême a connu plus d’une crise, mais, à la suite du boycott lancé par les autrices et les auteurs et suivi massivement par les maisons d’édition, ses organisateurs ont dû annuler sa 53ᵉ édition en janvier dernier. Hélas, le comportement de l’association historique du FIBD comme de la société organisatrice, 9ème Art+, a abouti à une rupture définitive avec l’ensemble des organisations représentant les auteurs et autrices, et avec les syndicats représentant l’édition. Le festival d’Angoulême ne pouvait donc plus avoir lieu avec les mêmes organisateurs.

Ayant acté cela, les pouvoirs publics, les organisations d’auteur·rices et les éditeur·rices se sont dit que la bande dessinée devait conserver un grand rendez-vous annuel et qu’il n’y avait pas de raison qu’il ne se passe pas à Angoulême. Ils se sont donc réunis au sein de l’ADBDA, l’Association pour le Développement de la Bande Dessinée à Angoulême. Fondée en 2017 pour assurer une meilleure coordination entre le FIBD, les collectivités publiques et les organisations professionnelles concernées, sa composition a été totalement remaniée pour représenter au mieux les enjeux et les parties impliquées. En gros, un tiers des droits de vote va aux organisations d’auteurs et autrices de l’interorganisation, un tiers aux deux syndicats de l’édition et un tiers aux pouvoirs publics.

Une nouvelle société organisatrice : Morgane

L’ADBDA a décidé de ne pas organiser elle-même la nouvelle manifestation, mais de sélectionner un prestataire pour cela. L’ADBDA a donc rédigé un cahier des charges, très ambitieux et exigeant. Tout a été fait pour éradiquer ce qui avait provoqué les crises précédentes. L’interorganisation auteur·rices BD a veillé en particulier à une meilleure représentation de toute la bande dessinée et de tous nos métiers créatifs, à la protection des autrices et auteurs, à leur rémunération, à la qualité de leur accueil et bien sûr à la lutte contre les violences sexistes et discriminatoires.

L’ADBDA a ensuite sélectionné un jury indépendant constitué de neuf personnalités variées, autrices et auteurs, éditrices et éditeurs, représentants et représentantes des pouvoirs publics, responsables culturels… Leurs noms ont été tenus secrets pour éviter tout type de pression. Ils ont donc reçu les dossiers de candidatures puis les candidats. Ils ont évidemment vérifié l’adéquation de leur proposition avec le cahier des charges exigeant de l’ADBDA.

À l’issue de ce processus, le jury a choisi la candidature de la société Morgane, déjà bien connue pour organiser les Francofolies et le Printemps de Bourges. Ne le cachons pas, l’autrice et l’auteur qui étaient dans le jury ont émis quelques réserves sur la candidature de Morgane, trouvant que d’autres projets portaient davantage certaines demandes récurrentes des auteurs et autrices.

Cependant, la majorité du jury a trouvé que c’était Morgane qui présentait le projet le plus équilibré entre soutenabilité économique et volonté artistique de représenter toute la bande dessinée sous toutes ses formes. Céline Bagot et Marie Parisot, qui portaient ce projet, ont aussi su convaincre de leur volonté de co-construire le futur événement avec tous les représentants de la filière, à l’opposé des pratiques du défunt festival. Consciente de la complexité de l’équation à résoudre, l’interorganisation auteur·rices BD ne s’est donc pas opposée à cette candidature lors du vote de validation du choix du jury par l’ADBDA. Nous nous sommes contenté·es de nous abstenir pour bien rappeler que les auteurs et autrices restaient à convaincre, tout en espérant très sincèrement que la suite du processus allait nous rassurer.

Voici un organigramme que nous avons réalisé pour essayer de rendre claire la gouvernance du futur événement angoumoisin :

Une co-construction

Depuis juillet, des groupes de travail de l’ADBDA se réunissent avec Morgane pour définir ce que sera ce prochain événement à Angoulême. Les discussions sont complexes, minutieuses et très attentives à toute la richesse et la variété qu’on peut rencontrer dans ce grand milieu de la bande dessinée. Les représentants·es de l’interorganisation auteur·rices BD peuvent confirmer que, depuis le premier jour, les deux nouvelles directrices se sont montrées très à l’écoute des demandes des autrices et auteurs, mais aussi d’autres membres de l’ADBDA. Cela est rassurant pour l’avenir.

L’idée est très clairement de co-construire cette première édition, mais aussi de ne pas craindre de changer les choses par la suite à chaque fois qu’elles pourront être améliorées. Il ne faudra donc pas que les autrices et auteurs hésitent à faire remonter tous les problèmes rencontrés, que ce soit via l’enquête qui sera organisée par Morgane tous les ans ou, directement, via les organisations professionnelles.

Ce qui est déjà à peu près acté

Le nom de la manifestation : une nouvelle appellation a été trouvée, différente des marques précédentes, mais tout aussi claire. Le travail sur le logo et l’identité graphique a commencé. Tout cela sera présenté normalement lors de la conférence de presse prévue le mardi 3 novembre à Angoulême.

La date de la manifestation : après avoir longuement discuté des diverses possibilités, que ce soit pour l’agenda de la ville, mais aussi pour celui de l’ensemble des autres rendez-vous BD déjà existants, c’est la date de fin janvier qui semble être la plus pertinente.

Les lieux : le gros de la manifestation se passera dans le centre-ville historique. On devrait avoir un meilleur mélange des différents acteurs, afin d’éviter de trop sectoriser par type, public ou taille. Bien sûr, la Cité internationale de la Bande Dessinée et de l’Image aura aussi un rôle très important.

Au moins trois lieux dédiés seront créés pour les autrices et auteurs (salles de repos calmes, lieux conviviaux…).

Les prix : l’interorganisation auteur·rices a participé aux groupes de travail destinés à définir la modalité des sélections et des prix, et ce dès l’écriture du cahier des charges. Nous avons réfléchi à comment donner une plus grande transparence à l’ensemble du processus. Nous avons aussi demandé le renforcement de la présence des autrices et auteurs dans les comités de sélection. Ces derniers ont déjà commencé leur travail afin de pouvoir être prêts à temps. Nous avons demandé la rémunération de ce travail et aussi des prix. Morgane annoncera ce qui a été décidé lors de la conférence de presse du 3 novembre.

Le fonctionnement de la sélection et des prix restera bien sûr amélioré avec le temps et le retour d’expérience.

Pour conclure

Autrices et auteurs, sachez que vos représentant·es, tous·tes bénévoles, ont passé énormément de temps sur le dossier Angoulême, beaucoup de temps pour essayer de faire comprendre au FIBD ses erreurs et, après sa chute, beaucoup de temps pour essayer de construire une nouvelle manifestation qui nous convienne mieux. Nous aurions aimé faire cette reconstruction de manière plus transparente, mais nous devions communiquer avec prudence, sachant que chaque mot pourrait être utilisé contre l’ADBDA et Morgane dans les procédures judiciaires qui avaient été lancées par le FIBD et 9ème Art+.

En plus, tout ce temps passé en réunion ne peut pas être consacré à écrire des communiqués. Mais, sachez-le, nous avons réussi au sein de l’ADBDA à discuter ouvertement et avec respect entre auteur·rices, éditeur·rices et représentant·es des pouvoirs publics. Le choc du boycott a fait que les auteurs et autrices sont écouté·es avec énormément d’attention. Nous sommes sept organisations à participer à ce travail, cinq françaises, une belge et une suisse, de toute taille et de toute ancienneté. Ce nombre nous permet d’avoir des points de vue riches, différents, parfois même contradictoires. Nous espérons en tout cas représenter au mieux toutes les autrices et auteurs, de toutes les générations, de toutes les pratiques et de toutes les opinions.

Malgré cela, nous ne sommes pas à l’abri de vrais oublis. Nous comptons donc sur vous, les auteurs et autrices, pour vous montrer compréhensif·ves avec l’édition de 2027. Et nous attendons déjà vos remarques pour améliorer l’édition de 2028 !

Signataires :

– États Généraux de la Bande Dessinée
– Ligue des auteurices professionnel·les
– Charte des Auteurs et Illustrateurs de Jeunesse
– STAA CNT-SO
– SNAP CGT
– ABDIL
– SCAA

 

5 novembre : appel à la grève générale

Pour une prise en compte réelle et suivie d’actions des revendications lycéennes et étudiantes par le gouvernement et pour que celui-ci apporte des réponses concrètes à l’urgence sociale,

Contre les violences policières envers les manifestantxs, la répression inacceptable des mobilisations lycéennes et les dispositifs autoritaristes mis en place par le gouvernement,

Pour stopper la diffusion médiatique des discours de haine racistes de l’extrême-droite et leurs conséquences meurtrières,

Contre le démantèlement des services publics dont la Culture qui aggrave dramatiquement la précarisation de ses travailleureuses,

La Ligue rejoint les appels syndicaux à la grève générale à partir du 5 novembre.

En tant qu’artistes-auteurices et indépendantxs, la loi n’encadre pas notre droit de grève, mais nous pouvons :

  • Ne pas travailler,
  • Rejoindre les manifestations,
  • Fermer nos ateliers avec une affiche,
  • Créer une signature e-mail de grève,
  • Mettre nos sites internet en grève…

Si vous faites grève et qu’unx clientx ou un diffuseur vous met en difficulté pour cette raison, contactez-nous.

Voici des documents utiles pour les manifestantxs, rédigés par la CGT et partagés avec son accord (merci à elleux).

Vous trouverez ICI, la liste des avocat·es spécialisé·es des libertés publiques.
Vous trouverez ICI, une guide militant·e face à la police.
Vous trouverez ICI, un guide du manifestant·es arreté·es.
Lycéen·ne arreté·e ? Tais-toi et exige un avocat  » le tract ICI

Badges – autocollants : Non, les policiers n’ont pas le droit de demander aux manifestant·es de retirer leurs autocollants.

Texte de la Ligue des Droits Humains et de l’Observatoire des libertés publiques ⇓

L’Observatoire attire votre attention sur une pratique policière persistante depuis de nombreuses années consistant à conditionner la sortie d’une manifestation au retrait définitif de tout signe exprimant une adhésion associative, syndicale ou pensée politique ( autocollants, badges syndicaux, gilets jaunes…).

Cette pratique a une nouvelle fois été constatée lors d’une manifestation samedi 11 janvier 2020 à PARIS, Place de la République malgré des décisions reconnaissant son illégalité :

  • Décision du 25 novembre 2015 du Défenseur des droits rappelant au gouvernement que « Concernant la demande qui a été faite aux manifestantes de retirer leurs autocollants si elles souhaitaient quitter le cortège, le Défenseur des droits partage pleinement les termes d’une instruction de la préfecture de police du 5 octobre 2010, qui rappelle le principe de la liberté d’arborer tout signe revendicatif et que la demande de les retirer lorsqu’un manifestant quitte un cortège, n’est pas justifiée. ».
  • Deux instructions datant du 5 octobre 2010 et du 17 décembre 2004 du Préfet de police énonçant que : « les textes en vigueur consacrent le principe selon lequel le port, de manière apparente, de signes distinctifs de toute nature sur la voie publique par tous citoyens est autorisé (exemples : badges syndicaux, drapeaux, banderoles…) »

Nous tenons à rappeler que cette pratique est incompatible avec la Liberté d’expression telle que protégée notamment par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Cette liberté fondamentale représente selon la Convention européenne des droits de l’homme « l’un des fondements essentiels d’une société démocratique ». Aucune démocratie ne saurait admettre une telle pratique qui voudrait laisser croire à tort que le port d’un badge ou d’un autocollant revendicatif ne serait autorisé que dans le cadre d’une manifestation, déclarée et encadrée par la police.

Nous vous invitons à faire valoir vos droits et à nous signaler tout débordement par l’envoi de photos ou de vidéos à l’adresse suivante : contact@obs-paris.org

FACE À LA RÉDUCTION DES CRÉDITS ALLOUÉS AU DÉVELOPPEMENT DE LA LECTURE, LE MONDE DU LIVRE SE MOBILISE

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Paris, le 27 octobre 2026

La Ligue des auteurices professionnel·les s’associe au Plaidoyer pour le livre et la lecture, composé de plus de cinquante organisations représentatives des différents métiers du secteur du livre et de la lecture, pour dénoncer la réduction des crédits alloués au développement de la lecture.

En deux ans, entre 2024 et 2026, le gouvernement a baissé ses aides aux métiers du livre et de la lecture de 25%. Alors que la baisse de la lecture s’est imposée comme un enjeu de société et de santé publique majeur, le projet de loi de finances pour 2027 s’inscrit dans cette même dynamique.

Cette baisse historique du soutien de l’État aux métiers du livre et de la lecture impacte directement les auteurices, les librairies, les maisons d’édition, les bibliothèques, mais aussi les manifestations littéraires et les structures de coopération, médiation ou développement de la lecture qui permettent à nos concitoyen·nes un accès diversifié au livre et à la lecture, dans tous les territoires.

Nous nous réunissons aujourd’hui entre organisations représentatives des différents métiers du secteur pour défendre une politique publique de soutien aux livres et à la lecture à la hauteur des enjeux de notre société. Face aux risques qui pèsent sur l’esprit critique et la liberté d’expression, face aux dangers des écrans, à la dématérialisation des relations, face à l’isolement et à la détérioration de la santé mentale des jeunes générations, les livres et la lecture sont des leviers d’émancipation, créent des liens, des espoirs et des respirations.

Ensemble, nous alertons haut et fort sur les dangers qui nous guettent. Sans augmentation du budget, nous assisterons à l’appauvrissement de la diversité éditoriale et à un renforcement de la best-sellerisation, ainsi qu’à l’appauvrissement des librairies et des festivals littéraires.

Le Plaidoyer pour le livre et la lecture s’oppose à un budget venant entériner la baisse historique de ces deux dernières années.

Le Plaidoyer pour le livre et la lecture exige :

  • une politique nationale volontariste et interministérielle en faveur du livre et de la lecture ;
  • des budgets à la hauteur des enjeux, pour l’État comme pour les collectivités territoriales, afin d’enrayer le déclin de la lecture au vu de son impact sociétal ;
  • un soutien réaffirmé à l’ensemble des acteurices et métiers du livre, notamment par le renforcement des moyens alloués au Centre national du livre et aux dispositifs de démocratisation culturelle.

Le Plaidoyer pour le livre et la lecture entre en campagne ce 27 octobre 2026. Avec ses 50 organisations, ce sont des milliers de librairies, bibliothèques, associations, festivals, auteurices qui se mobilisent, au cœur des territoires, fort·es du soutien des lecteurices et de toutes celles et ceux qui pensent que le livre et la lecture ne peuvent pas être sacrifiés sur l’autel de logiques comptables qu’il faudra ensuite rattraper.

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du collectif du Plaidoyer pour le livre et la lecture.

 

Résultats des élections au conseil syndical 2026

Les résultats de l’élection au Conseil syndical de la Ligue des auteurices professionnel·les organisée en ligne sont connus depuis ce matin.

Les membres élu·es ou réélu·es sont :

Elisa Villebrun
Camille Ulrich
Thomas Fouchault
Pamela Landrevie
Élodie Torrente
Ann Carre
Nicolas Rouillé
Damien Kiernozek
Manu Causse

Iels rejoignent les membres actuels du Conseil :

Érika Noméni
Laurence Pierson
Alice Nussbaum

Le conseil syndical remercie chaleureusement toustes les candidat·es et souhaite la bienvenue aux nouvelleaux élu·es.

Nous en profitons pour inviter tous les auteurs et autrices à s’investir bénévolement pour continuer à défendre les intérêts moraux et matériels de notre profession. Les sujets sont nombreux, alors n’hésitez pas à nous contacter, la Ligue a besoin de votre aide !

Des outils face aux Violences sexistes et sexuelles, au Harcèlement moral, et aux Discriminations.

La Ligue des auteurices professionnel·les participe au groupe de travail « Violences sexistes et sexuelles, Harcèlement moral et Discriminations » de l’Intersyndicale des artistes-auteurices.

Ainsi, nous allions nos forces entre organisations qui représentent différentes professions d’artistes-auteurices, pour réagir collectivement face à ces violences auxquelles l’ensemble des AA sont particulièrement vulnérables du fait de leur précarité économique, de leur isolement professionnel et de leur absence de statut.

Ce groupe de travail est récent et se consolide progressivement. Les ressources qu’il met en place sont disponibles dans nos fiches infos à la catégorie Risques psycho-sociaux (RPS).

Vous y trouverez pour le moment :

Des informations sur la Cellule d’écoute Audiens dédiée aux travailleureuses de la Culture dont les artistes-auteurices font partie. La cellule s’adresse aux victimes et aux témoin·nes de violences sexistes et sexuelles (VSS) ainsi qu’aux personnes référentes VSS.

Si vous êtes victime, témoin·ne de violences sexistes et sexuelles, de harcèlement moral ou de discriminations, que les faits soient anciens ou récents, le mieux est de ne pas rester seul·e, et d’en parler.
Ces deux premières ressources ont été créées pour vous accompagner.

La facturation électronique et les auteurices du livre

Rédigé par Frédéric Maupomé, ce guide vous informera de tout ce qu’il faut savoir concernant la facturation électronique !

La facturation électronique arrive à grands pas, beaucoup d’auteurices se demandent si cette nouvelle obligation les concerne? La réponse est oui, ce document a pour ambition de mettre les choses au clair de manière simple.

La facturation : rappels utiles

Il est possible d’être auteurice sans jamais faire de facture, à condition de percevoir uniquement des droits d’auteurs versés par des éditeurs, producteurs ou organismes de gestion collective (comme la SOFIA, la SACD, etc.)

Mais si un·e auteurice désire être rémunéré·e pour des rencontres, ateliers, conférences, lectures, etc. ou vendre sa production (illustrations, planches originales, etc.) alors iel doit être en mesure de faire des factures. Cela nécessite l’obtention d’un numéro SIRET spécifique d’artiste-auteur délivré sur le site de l’INPI.

Quid des “notes de droits d’auteur” ?

Il existe plusieurs appellations pour les factures en français : note d’honoraires, quittance, note d’auteur ou de droits d’auteur, etc. Ces appellations ne changent pas la nature de ce qu’elles sont : des factures. Ainsi, les obligations pour les “notes d’auteurs” sont exactement les mêmes que pour une facture (notamment numéro SIRET, date, etc. les mentions obligatoires sont ici).

La facturation électronique

Toustes les auteurices qui ont un numéro SIRET et sont donc en capacité de faire des factures sont concerné·es par la réforme de la facturation, même s’iels sont en franchise de TVA.

Obligations

Si vous êtes concerné·e vous

  • devez émettre vos factures de manière électronique en direction des professionnels au 1er septembre 2027
  • devez être capable de recevoir des factures électroniques à partir du 1er septembre 2026

En pratique : vous devez avoir choisi un fournisseur de facture électronique au 1er septembre 2026. Il existe plusieurs plateformes gratuites pour les indépendant·es.

Fonctionnement

Une fois que vous aurez choisi votre fournisseur.

  • Vous créez les factures sur sa plateforme. (Avantage : cela vous assurera que toutes les mentions obligatoires sont bien là)
  • Si votre client·e est un·e professionnel·le, il y a un bouton pour transmettre automatiquement la facture.
  • Si votre client·e est un particulier ou une structure qui ne peut pas recevoir de factures électroniques (certaines associations, les maisons d’édition étrangères, etc.), vous pouvez fonctionner comme avant la réforme (facture au format libre, que vous pouvez établir et télécharger sur le portail de votre fournisseur). Il y aura une obligation de ‘e-reporting’ c’est-à-dire un signalement de la facture à l’administration fiscale (ce n’est pas encore actif, ce sera probablement un bouton à cliquer dans l’interface)
  • Si votre client est une entité publique, vous ferez votre facture sur la plateforme, puis vous la téléchargerez et la mettrez sur Chorus pro comme avant la réforme. Il faudra également faire un ‘e-reporting’.

Chaque fournisseur aura sa propre interface, mais ils ont tous des tutoriels explicatifs.

FAQ

Comment cela fonctionne-t-il pour les remboursements de frais ?

Normalement, les remboursements de frais que vous avez engagés doivent figurer sur votre facture. Le remboursement de ces frais rentrera dans votre chiffre d’affaires. Le taux de TVA applicable éventuel est celui de l’opération principale.

Comment déclarer aux impôts les revenus issus de mes factures ?

D’une manière générale :

  • vous pouvez déclarer en traitement et salaires les droits d’auteurs (uniquement !) versés par vos éditeurs, producteurs et organismes de gestions collectives
  • vous pouvez également déclarer ces revenus en BNC
  • vous devez déclarer en BNC (bénéfices non commerciaux) tous vos autres revenus artistiques. Vous pouvez opter pour le régime simplifié dit micro BNC (sous conditions d’avoir des revenus artistiques totaux inférieurs à 83600 € annuels), ou vous pouvez opter pour le régime de déclaration contrôlée (souvent appelé “aux frais réels”)

Dans la plupart des cas, déclarer la totalité de vos revenus en BNC peut constituer une simplification et un gain financier (moins d’impôts, et moins de cotisations sociales).

Puis-je indiquer le précompte sur ma facture ?

L’obligation de précompte ne concerne que les diffuseurs (cela suppose qu’il y ait eu un contrat de cession de droits sur l’œuvre ou les œuvres diffusées par ellui, par exemple pour une exposition.) Dans ce cas, vous pouvez mentionner le précompte sur la facture.

Cette pratique n’est cependant pas recommandée. Nous vous conseillons de fournir votre dispense de précompte et de gérer vous-même vos cotisations sociales : c’est la seule manière de vous assurer qu’elles seront bien versées (on a vu des diffuseurs faire faillite, ou des diffuseurs qui ne versaient pas les cotisations). Si vous voulez que votre diffuseur vous précompte, il faudra lui demander un certificat de précompte en plus de votre facture.

À noter : un établissement qui vous invite à faire une rencontre, un atelier, etc. n’est pas diffuseur, il ne procède pas, lui, à la diffusion d’une œuvre.
Pouvez-vous me recommander un outil de facturation gratuit ?

On nous demande souvent quel outil de facturation électronique choisir. La plateforme Indy nous a contacté·es et démontré que son outil fonctionnait pour les artistes-auteurices : https://www.indy.fr/comptabilite-artiste/. L’offre gratuite permet d’accéder à un logiciel de comptabilité, un outil complet de devis et de facturation, un compte bancaire pro avec carte de paiement.

Nous précisons que cette recommandation est faite à titre gratuit. Si votre société propose un outil de facturation électronique gratuit prêt pour les artistes-auteurices, n’hésitez pas à nous contacter pour que nous le testions.

Vous pourrez trouver en ligne nombre de sites proposant des comparatifs entre les différents fournisseurs et choisir celui qui vous convient le mieux.

Calendrier de la Ligue 2026

Pour vous accompagner au mieux dans toutes vos démarches administratives, la Ligue vous propose son calendrier 2026 !

Urssaf, impôts, Ircec, bourses, action culturelle… Vous trouverez toutes les dates importantes et les moments propices pour vos déclarations.

Le calendrier sera mis à jour tous les mois en fonction des nouvelles informations que nous recevrons et un rappel vous sera fait sur nos réseaux sociaux.

Vous trouverez également une notice à la fin du calendrier pour vous expliquer quelques notions importantes.

Pour le mois de janvier :
– En premier lieu, profitez de ce mois pour créer et mettre à jour vos espaces personnels sur les différents sites administratifs : impôts, Urssaf, Ircec, Sofia, Adagp, PassCulture/Adage…
– 09/01 : ouverture des dépôts des aides CNL pour la session de mai/juin 2026
– 15/01 : paiement trimestre 1 Urssaf
– 20/01 : clôture des dépôts action culturelle de la SAIF 1e session
– Si vous êtes dispensé de précompte : envoi de la dispense reçue par l’Urssaf à vos éditeurs.

Ouverture des élections au conseil syndical 2026

Cher·es membres, nous sommes heureux·ses de vous présenter les 5 candidat·es pour les prochaines élections au conseil syndical de la Ligue des auteurices professionnel·les.

Les candidatures sont en ligne sur votre espace adhérent, vous permettant alors de voter entre le 12 octobre et le 23 octobre 2026 et de choisir vos représentant·es !

Si vous n’êtes pas à jour de votre cotisation, vous pourrez bien sûr la régler en ligne juste avant de voter.

Membres de la Ligue, nous vous attendons nombreux·ses !

Manu Causse

Ça fait un bout de temps que j’occupe ce poste de conseiller syndical à la Ligue. Comme à chaque renouvellement de mandat, je rappelle que, malgré mon âge avancé, je ne suis pas inamovible ; qu’il y a certainement des personnes plus compétentes, motivées, douées et intelligentes que moi pour m’y remplacer.Je suis même tout à fait prêt à leur expliquer, avant de leur laisser la place, ce que j’ai appris et compris de l’exercice collectif de la défense des droits des artistes-auteur.ices.Bref, les clés du camion sont à toi, camarade, et je suis prêt à te les rendre dès que tu le jugeras nécessaire.
Reste que, pour l’instant, la concurrence ne nous oblige pas à jouer aux chaises musicales ; que j’estime avoir participé à quelques belles victoires syndicales, réussi à surmonter pas mal d’embûches de nos métiers, aidé un certain nombre de collègues à y voir plus clair ou à faire valoir leurs droits ; et que, pour l’instant, je ne me pense atteint ni par la limite d’âge, ni par une grave crevaison de l’enthousiasme (je dois, pour ce dernier point, remercier particulièrement mes co-conseillèr.es, avec qui il est si agréable et motivant de travailler et d’apprendre). Donc, voilà, si tu as lu jusqu’ici cette profession de foi* et que tu disposes d’un droit de vote, je serais ravi que tu utilises celui-ci pour me maintenir pour un mandat supplémentaire sur mon siège – promis, je changerai le revêtement avant de partir.
Hasta la litteraturia camarado
*** Je me pose toujours la question, qui les lit vraiment ? Pour m’aider à y répondre, ajoute à ton vote le code promo AGESSA qui t’ouvre droit à une remise immédiate de 0% sur le montant de ta cotisation***.
** Oui, je suis également traducteur. Quoique pas de toutes les langues.
*** C’est de la corruption active, tout à fait. Dénonce-moi en rejoignant le conseil de la Ligue, on a besoin de gens honnêtes comme toi.

 

 

Laurence Pierson

Les enseignants qui écrivent des livres pédagogiques sont des auteurs à part entière
En tant que professeur d’école et spécialiste de l’écriture manuscrite, j’ai écrit des manuels scolaires, des cahiers à destination des élèves et des ouvrages pédagogiques à destination des enseignants. J’ai également rédigé quelques petits livres de jeunesse, toujours à visée pédagogique. Et pourtant, après plus de 15 titres publiés, je me vivais toujours comme « une maîtresse d’école qui écrit des livres » et pas comme une autrice professionnelle ! La Ligue des auteurs professionnels, à laquelle j’adhère depuis 2019, m’a aidée à évoluer sur ce point et à prendre conscience de la nature de mon propre travail.
En échangeant avec des collègues enseignants-auteurs, je me suis rendu compte que je n’étais pas la seule, et que nous étions nombreux à nous considérer comme des « enseignants qui ont écrit un livre » plutôt que comme de véritables auteurs. Cette vision de nous-mêmes nous empêche de défendre nos droits et nos intérêts, en ne nous positionnant pas comme étant des auteurs professionnels. Depuis deux ans, j’essaye de sensibiliser mes collègues à ces questions pour nous organiser face aux grands groupes éditoriaux.
En entrant au conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels, je voudrais rendre visible l’existence des auteurs scolaire en tant que profession. Je voudrais aussi aider mes collègues à se positionner et à négocier leurs contrats dans un secteur où la commande d’éditeur est souvent la règle et où les usages laissent peu de place à la négociation.
Je souhaite également prendre part au débat public concernant la régulation de l’intelligence artificielle, qui pille notre travail sans aucune contrepartie.

Erika Nomeni

Madame, Monsieur, chères autrices, chers auteurs,

Je m’appelle Érika Nomeni. Je suis autrice, poétesse, et musicienne, installée à Marseille depuis 2016. J’ai publié deux romans aux éditions Hors d’Atteinte : L’Amour de nous-mêmes (2023), nommé au Prix Maryse Condé et aux Out d’Or, puis Le Prix (2026), soutenu par une bourse du CNL et l’aide à la création de la Région Sud. J’écris aussi des nouvelles et de la poésie.

Le Prix interroge le mérite, la chance et la liberté d’une autrice noire et lesbienne. Ce sujet, je le vis : nos métiers restent précaires, nos revenus incertains, et celles et ceux qui viennent des marges y entrent souvent sans réseau ni filet de sécurité. Je veux mettre cette expérience au service de toutes et tous.

Depuis 2017, je codirige l’association Baham Arts et le festival UMOJA. J’y ai appris le concret : budgets, contrats, coordination d’équipes, dialogue avec les institutions. J’anime aussi des ateliers d’écriture dans les quartiers populaires et auprès des publics LGBTQIA+.

Avec Baham Arts, j’ai lancé un centre d’écoute et de signalement (bahamarts.com/index.php/signaler) pour accueillir les artistes victimes de violences, de harcèlement ou de discriminations. Ce projet m’a montré combien les auteurs et autrices manquent d’espaces sécurisés pour parler, être crus et orientés. C’est un combat que je souhaite porter ou que je sois.

Si vous me faites confiance, je m’engagerai à :

défendre une juste rémunération et la reconnaissance de notre statut professionnel ;
faire de la prévention et de la lutte contre les violences et discriminations dans le livre une priorité ;
porter la voix des auteurs et autrices hors de Paris, minorisés, ou en début de parcours ;
partager mon expérience associative pour renforcer l’information et l’entraide entre nous.

Je crois à la force du collectif : écrire est un acte solitaire, défendre nos droits ne doit pas l’être.

Élodie Torrente

Cher·es auteurices,
Adhérente à la Ligue depuis 2018, je me suis présentée au Conseil Syndical en 2024 où j’ai eu l’honneur d’être élue.

En deux ans, j’ai participé à de nombreux travaux et notamment aux réunions au Centre National du livre dans le cadre des bonnes pratiques des éditeurs pour l’aide à la publication. Au ministère de la Culture, j’ai assisté au comité de pilotage sur les conditions de rémunérations des auteurices, au comité de suivi de l’étude sur la diffusion distribution qui sera publiée prochainement. J’ai également contribué à la lutte pour éviter que l’avance sur droit amortissable soit gravée dans la loi Darcos-Robert. Par la suite, j’ai assisté à la concertation entre auteurices et éditeurices souhaitée par la ministre Mme Catherine Pégard à la suite des amendements de la loi Darcos-Robert sur la clause de conscience et la durée limitée de cession de droits. J’ai aussi été entendue par le Sénat sur le contrôle du budget et le soutien à la filière du livre.

Je suis intervenue à des tables rondes sur la rémunération des auteurices et la nécessité d’une continuité de revenus. Grâce à l’acquisition de ces nombreuses connaissances, j’ai réfléchi ces derniers mois avec mes confrères et consœurs à une loi-cadre qui sera présentée dans les semaines à venir. De plus, avec Camille Ulrich, conseillère syndicale de la Ligue, nous avons entrepris de développer la commission égalité-diversité et engagé des actions de formation en interne et au sein de l’intersyndicale pour lutter contre les VHMSS et accompagner les artistes-auteurices. Enfin, j’ai pu donner mon avis et réfléchir avec des juristes et d’autres organisations à la transformation du travail induites par l’IA générative.

En deux ans, j’ai rencontré de nombreuses organisations, des partenaires dans différents secteurs, des universitaires experts et engagés, lu des lois, étudié de nombreux rapports. En deux ans, l’autrice de romans et de nouvelles publiée depuis 2008 qui refuse de signer des contrats déséquilibrés a, grâce à son investissement, à l’expertise de la Ligue et au soutien du collectif, dépassé son sentiment d’illégitimité si féminin.

Militante dans l’âme, indignée par la précarité des artistes-auteurices (malgré la croissance continue de 19,4 % des industries culturelles et créatives entre 2021 et 2024), le déséquilibre des relations avec les diffuseurs, l’absence de protection sociale et d’un véritable dialogue social, et maintenant concernée par le climat de suspicion envers les auteurices à propos de l’utilisation de l’IA alors que notre travail a été pillé sans que ça ne dérange grand monde, je me présente pour un nouveau mandat. Car oui, tant que les créateurices que nous sommes ne bénéficieront pas d’un véritable statut, j’apporterai mon énergie, ma vision et mon expérience.

Intègre et déterminée, je vous invite à voter pour moi lors de cette élection. Ensemble, nous pouvons construire un avenir où les auteurices sont enfin reconnu·es pour ce qu’iels sont : les maillons essentiels de la chaîne du livre, de la culture ; les remparts de la démocratie.

Merci pour votre confiance et votre soutien,

Alice Nussbaum

Chères autrices, chers auteurs,

J’ai commencé comme graphiste il y a plus de 20 ans chez Autrement, une maison indépendante où se côtoyaient livres adultes et jeunesse. C’est là que j’ai pu voir de près comment s’organisait la création d’un ouvrage, et en comprendre les enjeux, notamment dans la relation éditeurices/auteurices. Puis, je me suis mise à mon compte avec un statut d’artiste-autrice, travaillant avec différentes maisons d’éditions, rencontrant toujours plus d’auteurices d’horizon différents. De fil en aiguille, j’ai eu moi-même à faire aux illustrateurices en tant que directrice artistique. Ce dialogue, professionnel mais aussi assez intime, m’a permis d’être à l’écoute et de prendre conscience de problématiques qui allaient bien au-delà de simples questionnements artistiques.

Une maison d’édition m’a permis de m’impliquer plus encore dans cette relation aux auteurices : Grasset-Jeunesse, dont je suis la DA depuis 2011. Valéria Vanguelov, l’éditrice, et moi-même formons un véritable binôme. Dès lors, j’ai pu mieux voir encore ce que pouvait être une relation saine entre les auteurices et une maison d’édition, mais aussi tout ce qui laissait à désirer, ce que l’on pouvait changer et ce qui devait l’être. Ma position me permettait aussi, parfois, de me faire l’intermédiaire entre les auteurices et l’éditrice sur certaines demandes ; j’ai pu aussi m’apercevoir que, malgré toute notre bonne volonté, nous ne pouvions faire au mieux que dans un cadre imparfait et que nos souhaits visant à une relation plus équitable se heurtaient à des barrières d’usage et/ou juridiques.

C’est aussi au sein de cette maison que je suis devenue autrice, avec une petite dizaine d’albums à mon actif. « L’affaire Grasset » a précipité le souhait que j’avais de m’engager plus encore dans la réflexion et la lutte pour l’amélioration de la condition des auteurices. Cette affaire m’a permis un rapprochement plus grand avec ceux qui, depuis longtemps déjà, se battent pour une défense des droits des créateurices et cela m’a donné envie d’agir plus concrètement. J’ai commencé à le faire en participant à la communication des États généreux, en faisant partie du groupe de travail autour d’une nouvelle loi Jean Zay, en créant avec d’autres un collectif d’auteurices-illustrateurices (Le siège collectif). M’engager avec vous, m’engager à vous représenter, serait pour moi un honneur : celui de mettre mon savoir-faire au service de la défense des auteurices et d’œuvrer pour leurs causes afin que nous soyons enfin considérées comme des travailleureuses comme les autres et que tous nous puissions travailler dans la dignité et la sérénité, notamment face aux enjeux à venir.

Je vous remercie de m’avoir lue, et souhaite de tout cœur pouvoir apporter ma petite pierre à ce joli édifice.

Appel à candidature – Conseil syndical 2026

En cette nouvelle rentrée de septembre, le Conseil syndical de la Ligue se renouvelle ! L’ensemble des membres du Conseil syndical se réjouit d’ores et déjà de ces élections, et d’accueillir très bientôt de nouveaux auteurices parmi l’équipe.

Vous souhaitez participer à l’action commune ?

Nul besoin d’être expert·e en droit ou rodé·e à la politique.

Élu·e au conseil, vous pourrez :
– Participer à des interventions en festivals, colloques et formations
– Vous associer à la communication
– Apporter votre expérience et votre réseau professionnels
– Créer des événements
– Proposer vos idées d’actions, de chantiers…
– Etre simplement soutien sur les dossiers en cours

Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues et si vous souhaitez en savoir plus sur notre fonctionnement, nos engagements et le rôle des bénévoles n’hésitez pas à nous contacter sur nos réseaux sociaux, par mail ou par le formulaire de contact !

Comment postuler au Conseil syndical ?

Envoyez un mail à l’adresse direction[a]ligue.auteurs.pro avec :

– Une courte lettre d’une page maximum pour expliquer votre engagement (2500 signes espaces comprises maximum)
Une photo
– Vos documents seront publiés en ligne pour présenter votre candidature. Ils constitueront, en quelque sorte, votre tract électoral.

Date limite d’envoi : Dimanche 11 octobre 2026, minuit.

Auteurice, la Ligue a besoin de toi. Adhère, réadhère, fais adhérer, parle de nous, renseigne-toi, engage-toi, rejoins-nous. C’est la seule façon de faire avancer la cause des auteurices et, au-delà, la culture, la littérature et les arts.

Et si tu as des questions, nous sommes là pour y répondre !

Un grand merci à Saki pour l’illustration.

Convention du photojournalisme : le programme

Le 31 août 2026 se tiendra la première Convention du photojournalisme dans le cadre de la semaine professionnelle du festival de photojournalisme Visa pour l’image – Perpignan

À l’heure où les technologies d’intelligence artificielle générative bousculent la notion même de preuve par l’image, le photojournalisme fait face à une double fragilité, à la fois économique et démocratique. Entre précarisation croissante des statuts, concentration des médias et mutation accélérée des modèles de diffusion, c’est notre rapport collectif à la vérité de l’information qui se trouve interrogé.

Pour répondre à ces défis sans précédent, la première Convention du photojournalisme se tiendra le lundi 31 août 2026 à Perpignan, en ouverture du Festival Visa pour l’Image. Conçu comme un espace d’action et de propositions concrètes, cet événement inédit propose de dépasser les constats traditionnels en faisant dialoguer deux mondes indispensables l’un à l’autre : les universitaires et les professionnel·les du secteur.

À travers quatre tables rondes thématiques et une session de synthèse collaborative avec le public, la Convention du photojournalisme analysera les mutations en cours, des statuts professionnels aux impacts éthiques et financiers de l’IA pour co-construire des solutions viables. L’ambition est claire : réaffirmer le rôle fondamental du photojournalisme dans nos démocraties et poser, ensemble, la première pierre du futur Livre blanc de la profession.

  • Table ronde 1 ∙ Du diagnostic scientifique au terrain : radiographie d’une profession en apnée. Précarité économique, statuts fragiles, risques sur le terrain
  • Table ronde 2 ∙ Bâtir le bouclier des photojournalistes : vers un nouveau modèle de protection collective
  • Table ronde 3 ∙ IA et transformation de l’écosystème de l’image de presse
  • Table ronde 4 ∙ Co-construire la valeur : licences, traçabilité et nouveaux modèles de partage à l’ère algorithmique
  • Session de synthèse collaborative et perspectives d’action

Consulter le programme détaillé et la liste des intervenant·es

  • Lundi 31 août de 10h à 17h.
  • Palais des Congrès de Perpignan, auditorium Charles Trenet.
  • Entrée libre.

L’initiative de la Convention du photojournalisme est portée par l’Association Visa pour l’image – Perpignan, Les JUSPI – Association des Jeunes Universitaires Spécialisés en Propriété Intellectuelle, l’ISSTO – Institut des Sciences Sociales du Travail de l’Ouest – université Rennes 2, La SAIF – Société des Auteurs des arts visuels et de l’Image Fixe et l’UPVD – Université de Perpignan Via Domitia.

En partenariat avec : CEIPI – Centre d’Études Internationales de la Propriété Intellectuelle, CFC – Centre Français d’exploitation du droit de Copie, CLAP – Comité de Liaison et d’Action pour la Photographie, Faculté de droit de l’Université de Lyon 2, FIJ – Fédération Internationale des Journalistes, La Ligue des auteurs professionnels, PixWays, LaScam, SNJ – Syndicat national des journalistes.

Crise Grasset : pour une protection effective des auteurs et autrices et de la liberté d’expression

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Paris, le 27 avril 2026

La Ligue des auteurs professionnels et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse prennent acte, avec gravité et sang-froid, de la crise traversée par les auteurs et autrices publiés chez Grasset suite au licenciement de leur PDG.

Cette mobilisation sans précédent est d’autant plus légitime qu’elle révèle des déséquilibres structurels anciens. Nous, auteurs et autrices, demeurons juridiquement dépendants de groupes éditoriaux qui détiennent les droits d’exploitation de nos livres bien au-delà de ce que l’intérêt de la création justifie. Cette dissymétrie limite de fait notre capacité à agir lorsque l’indépendance éditoriale ou notre éthique nous semblent menacés.

De plus, le détournement désormais massif du mécanisme de l’à-valoir fragilise encore davantage notre situation. Légitime lorsqu’il est là pour nous assurer une avance estimée sur le potentiel succès à venir de l’exploitation de nos droits, il ne l’est plus lorsqu’il est détourné pour rémunérer notre travail de création, quand celui-ci précède et conditionne la cession des droits. Une pratique qui n’existait pas il y a vingt ans dans la bande dessinée, et qui paralyse aujourd’hui notre capacité à bénéficier du succès de nos œuvres, nous obligeant à rembourser un travail qui nous a pourtant été demandé.

Les revendications exprimées ces derniers jours autour d’une « clause de conscience » traduisent une aspiration claire, celle de disposer de mécanismes effectifs permettant aux auteurs et autrices de ne pas être liés à des situations contraires à leur éthique. Si cette revendication est forte politiquement, elle se heurte à une lacune que nous dénonçons de longue date : l’absence de conventions collectives et de mécanismes de protection adaptés à notre époque pour l’ensemble des 33 métiers de la création en France.

Cette crise n’est pas un accident isolé. Elle s’inscrit dans une histoire longue. Dès 1936, Jean Zay portait l’ambition d’un véritable statut de l’auteur, garantissant son indépendance par une limitation dans le temps de la cession des droits. Ce projet fut à l’époque détruit par les grandes maisons d’édition, dont Bernard Grasset. Depuis lors, les évolutions législatives ont largement consolidé la position des groupes éditoriaux, laissant les auteurs et autrices sans véritable levier collectif contraignant.

Pendant ce temps, d’autres pays européens avançaient. En Espagne, la loi limite à quinze ans la durée de cession des droits d’auteur. En France, les contrats d’édition sont le plus souvent des contrats d’adhésion, présentés aux auteurs comme à prendre ou à laisser, qui captent leurs droits pour toute leur vie et soixante-dix ans après leur mort.

Les États Généraux de la BD, présentés à l’Assemblée nationale en mars dernier, illustrent l’ampleur de la crise :

55 % des auteurs et autrices professionnels de BD n’atteignent pas le SMIC — 37 % vivent sous le seuil de pauvreté — 89 % se sentent abandonnés par les pouvoirs publics.

Aujourd’hui, un tournant est possible. Le rattachement progressif de l’ensemble des artistes-auteurs au champ du travail et les perspectives ouvertes par les récentes évolutions institutionnelles peuvent enfin permettre d’engager une refondation du cadre social et contractuel. Encore faut-il en faire une priorité politique et collective.

Dans l’immédiat, nos organisations affirment leur mobilisation totale pour accompagner individuellement les auteurs et autrices concernés, soutenir les dynamiques collectives en cours et contribuer, aux côtés de juristes, avocats et parlementaires, à la construction de projets de loi à court et moyen terme.

Au-delà de l’urgence, nous appelons à un rassemblement de l’ensemble des auteurs et autrices de tous les secteurs du livre et à une réponse collective à la hauteur des enjeux.

Dans l’esprit de Jean Zay, il est temps de donner aux créateurs et créatrices de notre pays un véritable statut.

 

La Ligue des auteurs professionnels

La Ligue des auteurs professionnels est un syndicat d’auteurs et d’autrices du livre. Elle rassemble aujourd’hui près de 3 000 membres issus de tous les secteurs de l’édition (littérature générale, bande dessinée, jeunesse, documentaire, etc.). Le syndicat œuvre à la défense collective des intérêts de la profession, à l’amélioration des conditions de création et de rémunération, ainsi qu’à la reconnaissance pleine et entière du statut professionnel auprès des pouvoirs publics et des acteurs du secteur. La Ligue des auteurs professionnels est membre de l’intersyndicale artistes-auteurs.

La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse

La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse est une association de défense des droits des créateur·ices du livre jeunesse, qui fédère aujourd’hui 1 600 adhérent·es. Acteur majeur du secteur depuis 1975, elle fait entendre la voix des auteur·ices et illustrateur·ices auprès des institutions publiques à travers des prises de position, des recommandations tarifaires et des actions collectives. Elle agit pour la reconnaissance professionnelle des artistes-auteur·ices, la juste rémunération et la promotion de la littérature jeunesse auprès du grand public. La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse est membre de l’intersyndicale artistes-auteurs.

FESTIVAL DE LA BD DE PERROS-GUIREC : JOURNÉE PROFESSIONNELLE

L’équipe de la Ligue des auteurs professionnels a le plaisir de vous annoncer l’organisation d’une journée professionnelle lors de la 32ème édition du Festival de BD de Perros-Guirec.

♦ samedi 25 avril
♦ 10h à 11h30

Thème : Continuité de revenus des artistes-auteurices

 

♦ samedi 25 avril
♦ 14h30 à 16h30

Thème : IA et impacts pour les métiers de la création

 

Ces deux temps seront animés par Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue.