Communiqué inter orga BD du 15 avril 2026

 

MÉPRIS DU SNE, DU CNL ET DE L’ÉTAT : APRÈS ANGOULÊME, COMBIEN DE CRISES FAUDRA-T-IL ENCORE ?

L’interorganisation des auteur·ices de BD prend acte, avec une grande surprise et une profonde déception, de l’absence de responsables du Syndicat national de l’édition (SNE), du Centre national du livre (CNL) et de représentants de l’État lors de la présentation officielle des résultats de l’enquête 2025 des États Généraux de la Bande Dessinée (EGBD) à l’Assemblée nationale – et ce malgré l’invitation formelle qui leur avait été faite.

Ce silence institutionnel est un signal politique. Il est aussi une faute.

Rappelons que les éditeurs indépendants du SEA étaient, eux, présents. Rappelons aussi qu’en quelques semaines, la Foire du livre de Bruxelles a su, elle, organiser une réception à la hauteur des enjeux portés par l’enquête conduite par les EGBD. En France, rien. Ce contraste est accablant.

Alors même que la situation sociale des autrices et auteurs de bande dessinée n’a jamais été aussi critique, les principaux acteurs censés participer au dialogue social choisissent l’absence. Cette désertion intervient dans un contexte déjà explosif. En effet, la crise majeure qui a conduit au boycott par les autrices et auteurs du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, puis à son annulation, a démontré l’ampleur du malaise et l’échec d’un dialogue social devenu inopérant.

Dans le même temps, les avancées attendues suite à la mobilisation historique pour amender l’article 5 du Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS), mobilisation qui devait ouvrir la voie à des réformes structurelles du cadre social des artistes-auteurs, sont aujourd’hui à l’arrêt.

Plus préoccupant encore, certains événements soutenus par des financements publics semblent évoluer en totale déconnexion avec la réalité sociale des artistes-auteurs. Ainsi, le Festival du Livre de Paris, organisé par le SNE, financé notamment par la SOFIA et le CFC, prétend mettre aujourd’hui la bande dessinée à l’honneur tout en apparaissant largement à côté des enjeux et des préoccupations concrètes des autrices et auteurs. En effet, après un partenariat incompréhensible avec Amazon, après une absence de droits de monstration, après le fait que les autrices et auteurs ne pouvaient obtenir une entrée gratuite en tant que professionnel·les, nous découvrons qu’aucun débat ou table ronde ne sera consacré aux résultats – pourtant si alarmants – des États Généraux de la Bande Dessinée.

Ces faux pas et cette indifférence envers ce qui angoisse aujourd’hui les autrices et auteurs sont inacceptables. Tout cela soulève des questions sur les priorités et la compréhension des institutions concernant la situation de ceux qui sont à la base de toute la filière livre, un secteur qui constitue pourtant un pilier culturel majeur.

Que faut-il de plus ? Combien de signaux d’alerte seront encore ignorés ?

L’absence du CNL, du SNE et de l’État à la présentation des résultats de l’enquête des EGBD, quelques semaines seulement après la crise de grande ampleur du festival d’Angoulême, ne peut être interprétée que comme du mépris pour les autrices et auteurs. L’absence d’invitation à parler de ces résultats au Festival du Livre de Paris traduit à son tour le même mépris pour les autrices et auteur, ainsi que pour leurs conditions de vie, leurs difficultés sociales et financières, leur travail, etc.

Ces instances ne pourraient pas mieux s’y prendre pour attiser la colère et nourrir un sentiment désormais largement partagé : celui d’être abandonné. Pour beaucoup, il ne s’agit pas d’un débat abstrait. Les autrices et auteurs qui lisent le rapport des EGBD le disent : c’est leur vie.

Face à cette situation, l’Inter-organisation des auteur·ices de BD annonce le lancement immédiat d’une initiative ambitieuse : un plan de sauvegarde des métiers des auteurs du livre.

Ce plan sera élaboré en concertation avec l’intersyndicale des artistes-auteur·ices et les acteurs de bonne volonté de la filière, comme, par exemple, les représentants des éditeurs indépendants, des festivals et des OGC venus, eux, à la présentation à l’Assemblée nationale. Ce plan visera à consolider les propositions concrètes existantes et en formuler d’autres, structurelles et applicables sans délai, pour garantir des conditions de travail et de vie dignes.

En parallèle, nous demandons que ce qui a été voté dans le cadre du PLFSS par l’Assemblée nationale soit enfin appliqué par le ministère de la Culture.

Il y a urgence.

Nous appelons l’ensemble des pouvoirs publics, des organisations professionnelles et des acteurs de la chaîne du livre à sortir de l’inaction et à s’engager dans un dialogue réel, à la hauteur de la crise que traverse le secteur.

Faute de quoi, la mobilisation des autrices et auteurs ne pourra que s’intensifier. Nous avions prévenu en vain avant le festival d’Angoulême du danger qu’il y avait à ne pas répondre à la colère des autrices et auteurs. Va-t-on devoir attendre qu’elle dévaste tout pour être enfin entendu ?

 

Liste des organisations signataires :

  • États Généraux de la Bande Dessinée
  • Ligue des auteurs professionnels
  • Charte des Auteurs et Illustrateurs de Jeunesse
  • STAA CNT-SO
  • SNAP CGT
  • ABDIL
  • SCAA

 

Ligue et Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de l’Université de Lille – CN2PI 1er, 2 & 3 avril 2026

Pour cette année 2026, la Ligue était une nouvelle fois soutien du CN2PI – Concours National de Plaidoirie en Propriété Intellectuelle !

La Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de l’Université de Lille a accueilli la 17ème édition du CN2PI qui s’est tenue du 1er au 3 avril 2026.

A cette occasion, 18 équipes représentant les meilleures formations en propriété intellectuelle de France se sont retrouvées afin de s’affronter autour de plaidoiries mêlant droit des marques et droit des brevets.

L’occasion idéale pour les étudiant·es de rencontrer leurs pairs, mais également l’ensemble de l’écosystème de la propriété intellectuelle : avocat·es, conseils en propriété industrielle, enseignant·es, magistrat·es, éditeurices et institutions.

Fervente défenseuse du droit d’auteur, la Ligue s’est réjouie d’être partenaire de cet événement ô combien important, et félicite l’équipe de Montpellier pour sa victoire !

LE GYROSCOPE : LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE – DROITS D’AUTEUR, BREVET ET MARQUE

Le Gyroscope, en partenariat avec la ville de Saint-Étienne, a organisé le 26 mars dernier un temps d’information professionnelle autour de la propriété intellectuelle à destination de tous les artistes-auteureurices stéphanois·es ! La Ligue a été invitée à animer ce temps d’échange et d’information.

Pendant deux heures, Jade Desvignes, responsable juridique de la Ligue, a proposé de (re)passer en revue les grands principes de la propriété intellectuelle, que ce soit bien évidemment les droits d’auteur, mais aussi les problématiques du brevet et du dépôt de marque.

L’occasion d’échanger autour de ces sujets ô combien essentiels dans une activité de création, et pourtant encore abstraits pour grand nombre d’artistes !

Ce temps s’est adressé à tous·tes les professionnel·les des arts visuels de la métropole stéphanoise : plasticien·nes, photographes, vidéastes, designer·euses, illustrateur·rices… mais aussi toutes les personnes souhaitant collaborer avec des artistes !

Nous remercions le Gyroscope pour cette invitation !

EGBD – RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE 2025

Les résultats de l’enquête 2025 des États Généraux de la Bande Dessinée sont arrivés ! Et ils sont très inquiétants !

L’enquête fait état d’une profession de plus en plus fragile. Alors, on y apprend quoi ?

– Une féminisation grandissante : En 2015, les autrices de BD représentaient 27 % du total et les auteurs 72 %. Elles sont aujourd’hui 37 %. Moins réjouissant : elles sont globalement moins payées que leurs collègues masculins.

– Moins de jeunes qu’il y a dix ans : C’est une des surprises de l’enquête. S’il y a dix ans les moins de 40 ans représentaient 56 % de l’échantillon, ils ne sont plus que 42 % aujourd’hui. Cette baisse très significative pourrait correspondre à un recul des vocations.

– Un niveau de formation très élevé : Les deux-tiers des répondants ont un niveau d’études supérieur ou égal à la licence, les autrices étant nettement plus diplômées que les auteurs. Les formations spécialisées dominent et l’enseignement privé prend une part de plus en plus importante.

– Un travail astreignant : La réalisation d’une bande dessinée n’est pas qu’un acte de création, c’est aussi une pratique minutieuse qui exige beaucoup de
temps. Une bonne moitié des auteurs et autrices dépassent largement les 35 heures et travaillent plusieurs week-ends par mois.

– Des auteurs qui peuvent moins se consacrer à la bande dessinée : les revenus des auteurs et autrices ne proviennent que pour moitié de la bd. le complément d’un ou plusieurs autres métiers est inévitable pour la plupart, ce qui ne va pas sans inconvénients pour l’ensemble de la chaîne du livre.

– Des auteurs de plus en plus pauvres : si en termes macro-économiques le secteur de la bande dessinée a progressé depuis dix ans, autrices et auteurs ont continué à voir leurs revenus diminuer. 55 % de ceux qui se considèrent comme professionnels n’atteignent pas le smic et 37 % vivent sous le seuil de pauvreté.

– Des autrices particulièrement fragilisées : les femmes sont encore plus touchées que les hommes par la précarité. près de la moitié des autrices vivent sous le seuil de pauvreté. la fréquence des atteintes sexistes ou sexuelles aggrave encore le tableau.

– Des droits sociaux méconnus ou inaccessibles : auteurs et autrices sont nombreux à mal connaître leurs droits sociaux. les arrêts maladie comme les congés maternité, paternité ou adoption sont très difficiles à faire valoir.

– Des relations contrastées avec les éditeurs : si autrices et auteurs entretiennent plutôt de bonnes relations avec leurs responsables éditoriaux, ils se montrent beaucoup plus critiques à l’égard des maisons d’édition. la promotion des livres est notamment considérée comme insatisfaisante.

– Beaucoup plus d’engagement collectif : Auteurs et autrices sont presque 60 % à adhérer à un ou plusieurs syndicats ou organisations professionnelles. Beaucoup trop d’auteurs se sentent abandonnés par les pouvoirs publics.

– Un avenir toujours plus incertain : 74 % des répondants craignent de voir leur situation se dégrader dans un avenir proche. L’utilisation des IA génératives accroît une inquiétude plus globale sur l’avenir du métier.

 

PRÉSENTATION DE L’ENQUÊTE A L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Ces résultats ont été présentés à l’Assemblée nationale le 23 mars 2026 par l’équipe des EGBD composée Sylvain Aquatias, Denis Bajram, Valérie Mangin et Benoît Peeters, devant une salle de 80 personnes composées d’auteurices, journalistes, agents d’OGC et éditeurices.

Cette présentation s’est poursuivie par un débat mené par Eglantine de Boissieu, directrice de la Saif, et Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue. Les échanges avec la salle ont mené à se questionner sur une « économie de la pauvreté […] dans laquelle la pauvreté est non pas accidentelle mais organisée » (E. de Boissieu) et sur la façon par laquelle il est possible de lutter contre ce non-recours aux droits.


Pour terminer cet après-midi, Samantha Bailly, administratrice à La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et co-fondatrice de la Ligue, était entourée de Mesdames la Sénatrice Monique de Marco, la Députée Soumya Bourouaha et la Députée Céline Calvez, pour discuter élections professionnelles, statut et continuité de revenus.

Nous remercions Madame la Ministre Camille Galliard-Minier de nous avoir ouvert les portes de l’Assemblée nationale pour la présentation des EGBD 2025 ; Mesdames Bourouaha, Calvez et de Marco pour leur présence et leur soutien.

 

« A force de demander aux auteurs de tenir grâce à leur passion, on finit par utiliser cette passion comme un substitut à tout le reste : au revenu, à la protection, à la reconnaissance concrète, à la sécurité. Et c’est là que le danger devient politique, culturel, presque moral. Car une société qui aime la bande dessinée mais laisse ses auteurs s’appauvrir prend le risque, un jour, de ne plus avoir que les albums du souvenir à célébrer. »

Bravo ZOO pour cet article paru suite aux EGBD à retrouver sur ce lien.

LA FAMS : SCÉNARISTE – LEÇON D’AUTODEFENSE

La table ronde « Scénariste : leçon d’autodéfense » s’est tenue le 12 janvier dans le cadre du festival Paris Courts Devant. Cette discussion a abordé les nombreuses difficultés auxquelles les scénaristes, émergent·es comme confirmé·es, peuvent être confronté·es : précarité du statut, complexité des contrats, manque de reconnaissance lorsque les œuvres ne sont pas produites, ou encore rapports de subordination avec les sociétés de production, pouvant parfois mener à des situations d’abus.

Aux côtés de Solène Édouard, agente, et de Sophie Lodwitz, scénariste et membre du Syndicat des Scénaristes, Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue, est intervenue pour rappeler les ressources et les outils dont disposent aujourd’hui les scénaristes pour mieux connaître leurs droits et se protéger. Le débat, organisé par La FAMS et modéré par Remi Grelow et Alban Ravassard, a permis de mettre en lumière les moyens concrets de se défendre et de faire face aux situations professionnelles sensibles.

Merci à l’équipe de La FAMS pour son invitation !

 

📷 Stéphane Félicité et Oriane Landouch

TRAVAILLEUREUSES DE L’ART 59 : ENJEUX DU STATUT DES ARTISTES-AUTEURICES

Le 5 mars 2025, Stéphanie Le Cam est intervenue à Sciences Po- Lille sur invitation de la malterie arts visuels, aux côtés d’Emmanuel Simon, artiste plasticien, membre de La Buse et du syndicat STAA cnt-so ; de Mael·le du syndicat Massicot, fédération syndicale des étudiant·es, collectifs, associations et syndicats en écoles de création ; de Théo-Mario Coppola, curateurx et écrivainx d’art, membre du CAAP ; de Camille TRIQUET, responsable information-ressource à la Fraap ; du Collectif des travailleur·euses de l’art 59, composé de l’artiste Wilfried Dsainbayonne, Pierre Girard, Anthony Huchette, Ludivine Large-Bessette, Anne Muller et Clio Simon ; de Thiphanie Blanc, enseignante, éditrice, critique d’art et coordinatrice de la FAP – Belgique ; et d’Elisabeth Bérard de la malterie arts visuels visuels.

Cette rencontre visait les artistes-auteurices, intermittent·es du spectacle, professionnel·les de la culture et du droit, sur les actualités liées au statut « artiste auteurice » et sur l’importance de porter une voix collective en se fédérant, en s’alliant, dans l’intention de protéger l’ensemble d’un écosystème fragile, de faire valoir nos droits en tant que travailleur·euses.

Résultat des votes AG 2026

Suite à l’assemblée générale qui s’est tenue le 27 janvier dernier, nous avons soumis aux votes des adhérent·es différents documents et modifications des statuts du syndicat, voici les résultats :

Le bilan financier et moral de l’année 2025 ont été approuvés à la majorité, ainsi que la modification des statuts et le nouveau nom que portera désormais la Ligue : la Ligue des auteurices professionnel·les

Assemblée nationale : Mission d’information IA

À l’occasion de sa participation à la mission d’information sur l’intelligence artificielle, aux côtés de Patrice Locmant, directeur de la Société des gens de lettres, Stéphanie Le Cam, directrice générale de la Ligue des auteurs professionnels a pu mettre en cause le cadre particulièrement permissif issu de la législation européenne, qui nous a conduits à la situation dramatique que connaissent les artistes-auteurs et autrices face à l’IAG.

Le législateur semble ainsi renvoyer aux artistes-auteurs et autrices la charge de corriger, par le contentieux, ce qu’il a lui-même laissé se mettre en place, alors même que nos structures syndicales n’en ont ni les moyens financiers, ni les moyens structurels.

L’audition était aussi été l’occasion de rappeler un point essentiel : NON ! la création d’œuvres n’a rien à voir avec la génération de contenus synthétiques…

Nous vous invitons à réécouter cette audition dans son intégralité, à nous faire part de leurs retours, et à participer à nos travaux sur l’intelligence artificielle, car nous continuons à nous mobiliser. C’est aujourd’hui tout ce que nous pouvons faire et nous le faisons.

 

Premier extrait

Deuxième extrait

Troisième extrait

L’AGENCE UNIQUE OCCITANIE CULTURE : COMPRENDRE ET NÉGOCIER SON CONTRAT

Les 22 et 23 janvier 2026, Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue, est allée à la rencontre des auteurices d’Occitanie à Montpellier et à Toulouse pour dispenser la formation Comprendre et négocier son contrat sur invitation de L’Agence unique Occitanie Culture. Cet atelier proposait aux auteurices, illustrateurices et scénaristes BD d’identifier les points clés dans un contrat d’édition, d’acquérir une technique de négociation et de l’appliquer en situation réelle. Pendant ces deux journées, chaque participant·e a pu comprendre la chaîne du livre et ses principaux acteurices, dans le contexte actuel de concentration éditoriale et de mutation des usages ; appréhender les notions juridiques du contrat d’édition ; se connaître : anticiper et utiliser ses points forts et ses faiblesses pour une bonne négociation ; se préparer mentalement à négocier son contrat ; cibler les points importants à la négociation et identifier sa marge de négociation ; appréhender des techniques de négociation ; analyser des cas concrets de négociation de contrat.

Nous remercions chaleureusement les auteurices présent·es lors de cet atelier et L’Agence unique Occitanie Culture pour sa confiance.

Assemblée nationale : L’avenir du secteur du livre

La Ligue a été représenté par son président, Thomas Fouchault, à l’Assemblée nationale le 21 janvier 2026 dans le cadre d’une audition sur L’avenir du secteur du livre. Invité par Alexandre Portier, président de la Commission des Affaires culturelles et de l’Education, il est intervenu aux côtés de Régine Hatchondo, présidente du CNL ; Renaud Lefebvre, directeur général du SNE ; Guillaume Husson, délégué général du SLF ; Patrice Locmant, directeur général de la SGDL ; et de Stéphanie Laurent, directrice des produits éditoriaux de Fnac Darty.

Thomas a rappelé les conditions de travail difficiles des créateurices, au sein de la sphère de la création chamboulée par l’intelligence artificielle générative, et les grands enjeux pour les auteurices dans les mois et les années à venir.