L’ATELIER VIRTUEL : CRISE AU FESTIVAL BD D’ANGOULÊME / GRAND OFF, GIRLXCOTT & FÊTES INTERCONNECTÉES DE LA BD

L’Atelier Virtuel a dédié son émission du 15 janvier 2026 à la crise du Festival de bande dessinée d’Angoulême. Pour en discuter était présente Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue, entourée de Marie-Paule Noël, membre du STAA CNT-SO et de l’interorga BD, de Julie Gore et d’Elodie Shanta, toutes deux autrices et investies dans l’organisation du Grand Off. Vous ne comprenez plus rien au Festival de la BD d’Angoulême ? Vous vous demandez pourquoi les auteurs et autrices ont boycotté l’édition 2026 ? Pourquoi les éditeurs ont suivi ? Vous vous demandez ce que sont ces « girlxcott » ou « grand off » qui ont lieu fin janvier alors que les ruines du FIBD sont toujours fumantes ? Vous vous demandez enfin si le festival va ressusciter en 2027 ? Et pourquoi en parle d’un tout nouvel événement organisé par une mystérieuse ADBDA ? Réponses dans la vidéo.

 

La Ligue présente à vos côtés en ce dernier week-end de janvier

Plusieurs membres du Conseil syndical de la Ligue se sont mobilisé·es au cours de ce dernier week-end de janvier, et ont participé aux événements organisés sur le territoire :

 

  • une intervention sur le Webtoon a été proposée par SaKimieNolDeph, en partenariat avec le Webtoon Café duquel elle est également membre, lors de Grand Off d’Angoulême. Le 30 janvier, aux côtés des auteurices Himage, Danton et Mon_cher_ananas, elle a proposé une intervention sur la thématique « A la découverte du webtoon francophone : spécificités et enjeux du format ! ».

 

  • une table ronde sur l’intelligence artificielle a été modérée par Pamela Landrevie dans le cadre des Fêtes interconnectées de la BD le 31 janvier à Angoulême. Etaient présent·es Diane Truc, autrice ; Anna Mertz, réalisatrice ; Grégoire Labasse, auteur ; et Anaïs Koechlin, traductrice.

 

  • un plateau radio a été animé le 1er février par SakimieNolDeph, en partenariat avec zaizai radio, sur la thématique « Immersion dans le webtoon francophone » et a laissé la parole aux auteurices Himage, Diane Truc et Marie Deschamps.

 

  • une permanence/rencontre auteurices a été organisée par Camille Ulrich, en partenariat avec la Collective Girlxcott, à Ground Control à Paris lors des Fêtes internationales de la BD le 1er février.

Calendrier de la Ligue 2026

Pour vous accompagner au mieux dans toutes vos démarches administratives, la Ligue vous propose son calendrier 2026 !

Urssaf, impôts, Ircec, bourses, action culturelle… Vous trouverez toutes les dates importantes et les moments propices pour vos déclarations.

Le calendrier sera mis à jour tous les mois en fonction des nouvelles informations que nous recevrons et un rappel vous sera fait sur nos réseaux sociaux.

Vous trouverez également une notice à la fin du calendrier pour vous expliquer quelques notions importantes.

Pour le mois de janvier :
– En premier lieu, profitez de ce mois pour créer et mettre à jour vos espaces personnels sur les différents sites administratifs : impôts, Urssaf, Ircec, Sofia, Adagp, PassCulture/Adage…
– 09/01 : ouverture des dépôts des aides CNL pour la session de mai/juin 2026
– 15/01 : paiement trimestre 1 Urssaf
– 20/01 : clôture des dépôts action culturelle de la SAIF 1e session
– Si vous êtes dispensé de précompte : envoi de la dispense reçue par l’Urssaf à vos éditeurs.

Assemblée générale 27 janvier 2026

Chères adhérentes, chers adhérents,

Nous vous invitons à bloquer dans vos agendas la date du mardi 27 janvier 2026 à 18h !

Pour rendre cet événement le plus inclusif possible, notre assemblée aura lieu en ligne, de manière à permettre à toutes et tous d’y participer.

Rdv sur notre chaine YouTube ! Vous pourrez communiquer via un espace de discussion prévu à cet effet.

Cette assemblée sera l’occasion de vous présenter les membres du conseil ainsi que nos actions passées et futures ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous les envoyer en amont que l’on puisse y répondre pendant le live. À l’issue de cette assemblée, le bilan financier, le bilan moral et les statuts seront soumis à votre vote.

Merci de votre présence !

Bradage de la traduction, Plan social invisible : Harlequin passe à l’IA

Depuis quelques semaines, plusieurs dizaines de traducteurs et traductrices travaillant régulièrement avec les éditions Harlequin reçoivent les unes après les autres un appel téléphonique leur annonçant la fin de leur collaboration avec la maison d’édition. Leurs contrats en cours seront les derniers.

 

Projet AMAEL : pourquoi la Ligue n’est pas membre de cette instance de médiation ?

Après plusieurs mois de travail, nous constatons que les conditions indispensables à la création d’une instance de médiation crédible et équilibrée, conforme à la réalité des auteurs et autrices, ne sont pas réunies, c’est pourquoi nous avons décidé de ne pas nous engager dans ce projet.

Un droit d’entrée inadapté à la réalité économique des auteurs

Le coût d’accès proposé – 150 euros – est incompatible avec la situation économique de la majorité des auteurs et autrices. Une médiation doit être accessible, non réservée à celles et ceux qui peuvent payer. Ce montant traduit une méconnaissance profonde de la précarité des auteurs et autrices.

Une gouvernance insuffisamment représentative

Les propositions de statuts d’AMAEL révèlent une gouvernance déséquilibrée qui ne reflète pas la diversité de la profession et se base sur un vote censitaire.

Avec la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, nous avions demandé un audit indépendant de représentativité, afin d’établir une base objective et transparente pour un dialogue interprofessionnel. Aucune réponse n’a été apportée à cette demande.

De plus, plusieurs acteurs essentiels n’ont pas été autorisés à prendre part aux fondations du projet, notamment la FEDEI, côté éditeurs. L’ATLF et la Charte des auteurs et illustrateurs se sont également retirées. Une médiation ne peut se construire sur un périmètre aussi restreint.

Un déficit de transparence incompatible avec la confiance

Le manque de transparence dans les échanges, en particulier avec le Syndicat national de l’édition (SNE), fragilise la possibilité d’un travail commun sincère. Nous rappelons que des dossiers majeurs, comme l’action engagée contre META, devraient être traités en coopération. Pourtant, le SNE refuse que nous puissions intervenir volontairement dans cette procédure, alors qu’elle concerne directement les auteurs que nous représentons.

La fixation d’une Assemblée générale d’AMAEL sans répondre à notre demande d’audit et sans intégrer les organisations écartées illustre un mode opératoire incompatible avec les principes mêmes de la médiation.

L’impossibilité, dans ce contexte, de faire association

Créer une association engage les structures “intuitu personae”, c’est-à-dire sur la base de la confiance et d’une vision partagée.

Or, plusieurs prises de position récentes d’organisations partenaires, notamment sur le scandale AGESSA, se sont révélées incompatibles avec la défense des droits fondamentaux des auteurs que nous représentons.

Dans ces conditions, nous ne pouvons pas nous engager dans la co-construction d’une association comme AMAEL.

Renforcer l’existant et construire une alternative gratuite et interprofessionnelle

Nous choisissons de renforcer les dispositifs qui fonctionnent déjà, plutôt que de créer une structure supplémentaire et coûteuse.

La permanence juridique de la Ligue, qui traite plus de 350 médiations par an, permet déjà de résoudre de nombreux litiges de manière apaisée et efficace, tout en identifiant les causes récurrentes des conflits : défauts de paiement, reddition irrégulière des comptes, sous-exploitation des œuvres, demandes de restitution de droits. D’autres organisations, telles que la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse ou l’ATLF répondent également quotidiennement à des besoins de conseils en négociation contractuelle et en démarches administratives.

Parallèlement, nous travaillons à une alternative structurée avec des universitaires, des éditeurs indépendants et toutes les organisations prêtes à contribuer à une médiation réellement interprofessionnelle, gratuite, transparente et au service des deux parties.

Une position claire : transparence, représentativité, équilibre

Nous restons pleinement ouvertes à toutes les organisations prêtes à s’engager dans une démarche fondée sur :

– la représentativité,
– la transparence,
– l’équilibre des forces,
– l’accessibilité,
– et la défense réelle des droits des auteurs.

Une médiation ne peut être ni un instrument de contrôle, ni un filtre pré-judiciaire imposé, ni un outil de domination institutionnelle. Elle doit être un espace de confiance et d’équité, ce qui malheureusement ne nous semblait pas être le cas avec le projet AMAEL, nous avons donc décidé de nous retirer des échanges.

NEW DEAL : tables rondes sur l’IAG

 

Pour sa 10ᵉ édition, New Deal a poursuivi sa mission : être un espace de rencontres, d’échanges et de réflexion autour des grands enjeux du secteur des musiques de patrimoine, de création, de jazz et improvisées.

Cette édition anniversaire s’est annoncée comme un temps fort du calendrier professionnel, avec une programmation d’échanges renforcée mêlant tables rondes thématiques, keynotes d’experts, grands débats et temps de rencontres privilégiés entre acteurices du secteur autour de plusieurs fils conducteurs, au cœur des mutations du secteur culturel et musical : circulation et mobilité internationale, intelligence artificielle et production artistique, écosystème et emploi, actualité des politiques culturelles.

C’est sur la thématique de l’IA que l’équipe de la Ligue a été invitée à intervenir dans le cadre de la 10ᵉ édition de New Deal.

 

IA #1 – Quel avenir des modèles de production des œuvres à l’ère des intelligences artificielles ? Enjeux économiques, éthiques, sociaux et écologiques

Dans un contexte de profondes mutations où l’intelligence artificielle redéfinit les modes de production artistique, cette table ronde organisée le lundi 24 novembre 2025 a abordé les risques de standardisation des contenus, les biais des systèmes d’IA, la dépendance accrue aux grandes plateformes technologiques ainsi que les enjeux de régulation, d’équité d’accès à ces outils et de préservation de la diversité artistique, notamment pour les acteurs plus fragiles que sont les structures culturelles.

Ont été invités à échanger Eric Barbier, reporter à l’Est Républicain, référent IA au Syndicat national des journalistes et co-fondateur du projet CID ; Valérie-Laure Benadou, professeure de droit privé à l’Université de Paris-Saclay / UVSQY, chercheuse au laboratoire sur le Droit des affaires et des nouvelles technologies de l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines ; David Cormand, député européen ; Elizabeth Le Hot, directrice générale de l’Adami ; et Charles-David Wajnberg, compositeur. Eglantine de Boissieu, directrice de la SAIF à partir de janvier 2026 et co-fondatrice du projet CID, a modéré la table ronde.

IA #2 – Rémunération et droits des auteurs et artistes-interprètes : dédommagements a posteriori, quelles réglementations pour l’avenir ?

L’essor de l’intelligence artificielle bouscule profondément le cadre juridique et économique de la création artistique. Le mardi 25 novembre, cette table ronde a abordé les enjeux liés à la reconnaissance du statut d’auteur face aux œuvres générées ou co-produites par des IA, à la protection des interprètes, ainsi que ses impacts sur les métiers du secteur musical et du spectacle vivant, entre nouveaux usages et transformations des compétences.

Ont été invités à échanger Colette Bouckaert, membre du comité d’éthique de la Sacem, secrétaire générale IDFRights ; Benoit Galopin,directeur des affaires juridiques et internationales – SPEDIDAM ; Stéphanie Le Cam, maître de conférences Université Rennes 2, directrice de la Ligue des auteurs professionnels ; Samuel Sfez, membre de l’ATLF – Association des Traducteurs Littéraires de France ; et Aurélien Taché, député du Val-d’Oise (10e circonscription), membre de la mission d’information IA culture, éducation. La table ronde a été modérée par Nicolas Gary, directeur de la publication d’ActuaLitté.

SNAP CGT : S’ORGANISER FACE A L’IA – STRATÉGIES INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES

L’usage de l’Intelligence Artificielle Générative se répand aujourd’hui massivement dans le secteur des arts visuels. Parallèlement à la bataille menée pour le droit d’auteur, quelles en sont déjà les conséquences sur les plans social et économique ? Quelles perspectives voit-on se dessiner ? Et comment pouvons-nous organiser la contre-attaque avec, mais aussi dans nos syndicats ?

Le 6 novembre 2025, Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue, était présente à la Conférence nationale du SNAP-CGT. Elle a échangé autour de la thématique de l’IAG avec Eglantine de Boissieu, directrice générale de la SAIF ; Margaux Saltel, illustratrice et membre du SNAP-CGT ; et Julien Gicquel et Frank Alvado d’Info’Com-CGT.

Sécurité sociale : tout se joue aujourd’hui !

Demain ou après-demain, l’article 5 sera voté à l’Assemblée nationale.

On vous explique comment agir en une minute, top chrono.

Après deux semaines de rendez-vous, de travail juridique et d’interpellations… nos amendements seront portés demain au vote de l’Assemblée Nationale.

Le vote qui s’annonce sera historique.

Vos interpellations fonctionnent. Oui, vous avez bien lu : nous pouvons bloquer les régressions, mais aussi obtenir des avancées sociales majeures.

ce qui sera mis au vote :

  • Reconnaissance de la qualité de travailleurs
  • Clarification des partenaires sociaux
  • Accès à la démocratie sociale et aux élections professionnelles
  • Rétablissement des commissions d’affiliation et d’action sociale
  • Instauration d’une action sanitaire
  • Refus de la dématérialisation obligatoire
  • Simplification de la circulaire de rachat de cotisations

Mais attention : les 24 prochaines heures seront décisives.

C’est à vous de jouer

Rendez-vous sur notre plateforme d’interpellation

Saisissez vos coordonnées : le site trouvera automatiquement votre parlementaire.

Un mail rédigé par nos équipes est prêt : personnalisez-le en vous présentant et en précisant votre métier créatif.

Nous voulons :

  • la reconnaissance du scandale AGESSA,
  • la démocratie sociale,
  • une représentativité légitime,
  • la fin des bricolages,
  • une gouvernance réelle,
  • et l’application du droit commun en matière de protection sociale.

Plus que 24 heures… on peut le faire !

 

 

Signez la Tribune : Pour une véritable sécurité sociale des artistes-auteurs et autrices

Imaginez que votre sécurité sociale dépende d’une simple association loi 1901.
Que vos représentants soient désignés par le ministère de la Culture, sans élection, sans mandat démocratique.

Que pendant 40 ans, cette association ait failli à sa mission lésant plus de 200 000 personnes.

Et que cette association soit simplement rebaptisée, et puisse utiliser des fonds publics pour vous attaquer en justice quand vous obtenez réparation de ses fautes.

C’est pourtant la réalité vécue par 400 000 artistes-auteurs en France.

Depuis cinquante ans, l’ex-AGESSA — devenue SSAA — cumule les défaillances structurelles : comptes non certifiés, retraites non validées, affiliations perdues, données non transmises, gouvernance opaque et dépenses injustifiables.

En 1988 déjà, la Cour des comptes condamnait l’agent comptable de l’AGESSA pour irrégularités dans la gestion des fonds recouvrés. En 2013, une mission IGAS/IGAC pointait ses dysfonctionnements graves ; en 2020, le rapport Racine révélait : « Plus de 190000 personnes n’ont jamais été prélevées de cotisations vieillesse depuis la création du régime en 1975, alors que le contraire leur était indiqué. »

Ces décennies de défaillances ont conduit à un basculement précipité à l’Urssaf en 2019 pour le recouvrement des cotisations. Pourtant, l’AGESSA est toujours là, avec un nouveau nom « SSAA » et un élargissement de son périmètre aux arts graphiques et plastiques. Son directeur a même bénéficié d’un parachute doré de 300 000 euros.

Le rapport de la cour des comptes 2025 est sans appel : il faut retirer l’agrément à la SSAA.

Le temps est venu de doter enfin les artistes-auteurs d’un conseil qui pilote effectivement leur régime social

Malgré ce constat, le ministère de la Culture choisit encore et toujours la voie du déni. Il préconise de “transformer” la SSAA, c’est-à-dire de conserver une association bancale en lui ajoutant quelques rustines. C’est ce que prévoit le PLFSS 2026.

La SSAA n’est ni une caisse, ni un organisme de sécurité sociale. C’est un faux-semblant sous forme associative dénué de pouvoir décisionnaire et financé sur fonds publics.

Toutes les autres professions disposent d’organismes légitimes fondés sur le code de la sécurité sociale

Les artistes-auteurs, eux, sont les seuls travailleurs français dont la protection sociale dépend d’une association privée cooptée par le gouvernement.

Une aberration institutionnelle et une violation du principe fondateur posé par Ambroise Croizat : “La Sécurité sociale doit être administrée par les bénéficiaires eux-mêmes.”

Nous, artistes-auteurs, ne demandons pas de privilèges.
Nous demandons simplement le respect du droit commun pour notre protection sociale.

  • La création d’un Conseil de protection sociale des artistes-auteurs, inscrit dans le Code de la Sécurité sociale,
  • Des représentants élus par les artistes-auteurs, et non désignés par le gouvernement,
  • Des missions claires : suivi qualité des services (Urssaf, CNAV, CPAM), médiation, action sociale, prévention santé, réparation des préjudices,
  • Une gouvernance décisionnaire transparente exclusivement composée des partenaires sociaux : les syndicats et organisations professionnelles des artistes-auteurs et des diffuseurs.

Ce Conseil doit être une véritable structure commune, où les créateurs et créatrices participent réellement au pilotage de leur protection sociale.

Le statu quo n’est plus tenable.
Les bricolages institutionnels ont duré trop longtemps, et les effets sont connus : scandales sociaux, gestion défaillante, inégalités de traitement, défiance.


Chaque jour qui passe sans créer un véritable conseil de la protection sociale des artistes-auteurs, ni retirer l’agrément de la SSAA, est une faute politique et sociale.

Ce qui se joue ici dépasse le seul cas des artistes-auteurs : c’est une question de justice et de dignité.


Une société qui ne garantit pas à ses créateurs et créatrices une sécurité sociale digne de ce nom abîme sa culture autant que sa démocratie.

Il est temps de tourner la page de la SSAA alias l’AGESSA et d’ouvrir celle d’une véritable protection sociale des artistes-auteurs.

Parce qu’il n’y a pas de création libre sans droits sociaux effectifs.

 

La Tribune a été publiée dans Libération le 23 octobre, mais vous pouvez encore la signer ici dans ce document partagé