Communiqué inter orga BD du 21 janvier 2026

 

FESTIVAL D’ANGOULÊME : VICTOIRE DES AUTEURICES

Après plusieurs mois de mobilisations à l’initiative des syndicats et collectif·ves de travailleur·euses de la bande dessinée, les pouvoirs publics ont pris la mesure de la situation de crise dans laquelle se trouvait le FIBD d’Angoulême et ce dernier a été annulé.

Par conséquent, l’association historique du Festival a été écartée au profit d’un renouvellement de l’Association pour le Développement de la Bande Dessinée à Angoulême (ADBDA).

Nos organisations d’auteur·ices ont fait le choix de se rassembler en interorganisation sous la bannière d’En bande organisée. Sept d’entre elles (l’ABDIL, les EGBD, La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, La Ligue des auteurs pro, la SCAA, le SNAP-CGT et le STAA CNT.SO) intègrent à ce titre le Collège des auteur·ices de la bande dessinée de cette nouvelle version de l’ADBDA.

L’association, appelée à assurer la responsabilité du festival de la bande dessinée d’Angoulême, a pour vocation de rassembler les acteur·ices publics, professionnel·les et expert·es du secteur de la bande dessinée afin de contribuer à son développement, à son rayonnement et à la cohérence des actions menées sur le territoire.

Notre présence collective au sein de l’association a pour objectif de veiller à la garantie des droits les plus fondamentaux et les plus élémentaires des auteur·ices que nous représentons.

Nous entendons ainsi contribuer activement à la construction d’un festival à la hauteur des enjeux artistiques, sociaux et économiques de la création contemporaine, fondé sur l’égalité, le respect des personnes, la lutte contre toutes les formes de discriminations et de violences.

Notre collège des auteur·ices sera très attentif à ce que la gouvernance soit toujours transparente et respectueuse des auteur·ices de BD et veillera à la protection constante de leurs conditions de travail.

C’est une victoire pour les artistes-auteur·ices qui ont démontré que sans ell·eux, un festival d’une telle ampleur ne pouvait avoir lieu.

C’est une victoire pour les artistes auteur·ices qui encaissent les mauvaises conditions de travail, la précarité, les scandales sur la gestion de leur organisme de retraite, et un mépris constant depuis de nombreuses années.

Nous devrons nous inspirer de cette lutte pour continuer les prochains combats tels que la continuité de revenus ou le bannissement de l’IA de notre horizon professionnel.

Nous appelons celleux qui le souhaitent à nous rejoindre et à se syndiquer ! C’est par l’organisation collective que nous pourrons faire respecter nos droits et en conquérir de nouveaux.

 

 

Liste des organisations signataires :

  • STAA CNT-SO
  • SNAP CGT
  • La Ligue des auteurs professionnels
  • ABDIL
  • Les États généraux de la Bande Dessinée
  • La Charte des Auteurs et Illustrateurs de Jeunesse
  • SCAA

 

 

L’ATELIER VIRTUEL : CRISE AU FESTIVAL BD D’ANGOULÊME / GRAND OFF, GIRLXCOTT & FÊTES INTERCONNECTÉES DE LA BD

L’Atelier Virtuel a dédié son émission du 15 janvier 2026 à la crise du Festival de bande dessinée d’Angoulême. Pour en discuter était présente Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue, entourée de Marie-Paule Noël, membre du STAA CNT-SO et de l’interorga BD, de Julie Gore et d’Elodie Shanta, toutes deux autrices et investies dans l’organisation du Grand Off. Vous ne comprenez plus rien au Festival de la BD d’Angoulême ? Vous vous demandez pourquoi les auteurs et autrices ont boycotté l’édition 2026 ? Pourquoi les éditeurs ont suivi ? Vous vous demandez ce que sont ces « girlxcott » ou « grand off » qui ont lieu fin janvier alors que les ruines du FIBD sont toujours fumantes ? Vous vous demandez enfin si le festival va ressusciter en 2027 ? Et pourquoi en parle d’un tout nouvel événement organisé par une mystérieuse ADBDA ? Réponses dans la vidéo.

 

La Ligue présente à vos côtés en ce dernier week-end de janvier

Plusieurs membres du Conseil syndical de la Ligue se sont mobilisé·es au cours de ce dernier week-end de janvier, et ont participé aux événements organisés sur le territoire :

 

  • une intervention sur le Webtoon a été proposée par SaKimieNolDeph, en partenariat avec le Webtoon Café duquel elle est également membre, lors de Grand Off d’Angoulême. Le 30 janvier, aux côtés des auteurices Himage, Danton et Mon_cher_ananas, elle a proposé une intervention sur la thématique « A la découverte du webtoon francophone : spécificités et enjeux du format ! ».

 

  • une table ronde sur l’intelligence artificielle a été modérée par Pamela Landrevie dans le cadre des Fêtes interconnectées de la BD le 31 janvier à Angoulême. Etaient présent·es Diane Truc, autrice ; Anna Mertz, réalisatrice ; Grégoire Labasse, auteur ; et Anaïs Koechlin, traductrice.

 

  • un plateau radio a été animé le 1er février par SakimieNolDeph, en partenariat avec zaizai radio, sur la thématique « Immersion dans le webtoon francophone » et a laissé la parole aux auteurices Himage, Diane Truc et Marie Deschamps.

 

  • une permanence/rencontre auteurices a été organisée par Camille Ulrich, en partenariat avec la Collective Girlxcott, à Ground Control à Paris lors des Fêtes internationales de la BD le 1er février.

Calendrier de la Ligue 2026

Pour vous accompagner au mieux dans toutes vos démarches administratives, la Ligue vous propose son calendrier 2026 !

Urssaf, impôts, Ircec, bourses, action culturelle… Vous trouverez toutes les dates importantes et les moments propices pour vos déclarations.

Le calendrier sera mis à jour tous les mois en fonction des nouvelles informations que nous recevrons et un rappel vous sera fait sur nos réseaux sociaux.

Vous trouverez également une notice à la fin du calendrier pour vous expliquer quelques notions importantes.

Pour le mois de janvier :
– En premier lieu, profitez de ce mois pour créer et mettre à jour vos espaces personnels sur les différents sites administratifs : impôts, Urssaf, Ircec, Sofia, Adagp, PassCulture/Adage…
– 09/01 : ouverture des dépôts des aides CNL pour la session de mai/juin 2026
– 15/01 : paiement trimestre 1 Urssaf
– 20/01 : clôture des dépôts action culturelle de la SAIF 1e session
– Si vous êtes dispensé de précompte : envoi de la dispense reçue par l’Urssaf à vos éditeurs.

Assemblée générale 27 janvier 2026

Chères adhérentes, chers adhérents,

Nous vous invitons à bloquer dans vos agendas la date du mardi 27 janvier 2026 à 18h !

Pour rendre cet événement le plus inclusif possible, notre assemblée aura lieu en ligne, de manière à permettre à toutes et tous d’y participer.

Rdv sur notre chaine YouTube ! Vous pourrez communiquer via un espace de discussion prévu à cet effet.

Cette assemblée sera l’occasion de vous présenter les membres du conseil ainsi que nos actions passées et futures ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous les envoyer en amont que l’on puisse y répondre pendant le live. À l’issue de cette assemblée, le bilan financier, le bilan moral et les statuts seront soumis à votre vote.

Merci de votre présence !

Bradage de la traduction, Plan social invisible : Harlequin passe à l’IA

Depuis quelques semaines, plusieurs dizaines de traducteurs et traductrices travaillant régulièrement avec les éditions Harlequin reçoivent les unes après les autres un appel téléphonique leur annonçant la fin de leur collaboration avec la maison d’édition. Leurs contrats en cours seront les derniers.

 

Projet AMAEL : pourquoi la Ligue n’est pas membre de cette instance de médiation ?

Après plusieurs mois de travail, nous constatons que les conditions indispensables à la création d’une instance de médiation crédible et équilibrée, conforme à la réalité des auteurs et autrices, ne sont pas réunies, c’est pourquoi nous avons décidé de ne pas nous engager dans ce projet.

Un droit d’entrée inadapté à la réalité économique des auteurs

Le coût d’accès proposé – 150 euros – est incompatible avec la situation économique de la majorité des auteurs et autrices. Une médiation doit être accessible, non réservée à celles et ceux qui peuvent payer. Ce montant traduit une méconnaissance profonde de la précarité des auteurs et autrices.

Une gouvernance insuffisamment représentative

Les propositions de statuts d’AMAEL révèlent une gouvernance déséquilibrée qui ne reflète pas la diversité de la profession et se base sur un vote censitaire.

Avec la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, nous avions demandé un audit indépendant de représentativité, afin d’établir une base objective et transparente pour un dialogue interprofessionnel. Aucune réponse n’a été apportée à cette demande.

De plus, plusieurs acteurs essentiels n’ont pas été autorisés à prendre part aux fondations du projet, notamment la FEDEI, côté éditeurs. L’ATLF et la Charte des auteurs et illustrateurs se sont également retirées. Une médiation ne peut se construire sur un périmètre aussi restreint.

Un déficit de transparence incompatible avec la confiance

Le manque de transparence dans les échanges, en particulier avec le Syndicat national de l’édition (SNE), fragilise la possibilité d’un travail commun sincère. Nous rappelons que des dossiers majeurs, comme l’action engagée contre META, devraient être traités en coopération. Pourtant, le SNE refuse que nous puissions intervenir volontairement dans cette procédure, alors qu’elle concerne directement les auteurs que nous représentons.

La fixation d’une Assemblée générale d’AMAEL sans répondre à notre demande d’audit et sans intégrer les organisations écartées illustre un mode opératoire incompatible avec les principes mêmes de la médiation.

L’impossibilité, dans ce contexte, de faire association

Créer une association engage les structures “intuitu personae”, c’est-à-dire sur la base de la confiance et d’une vision partagée.

Or, plusieurs prises de position récentes d’organisations partenaires, notamment sur le scandale AGESSA, se sont révélées incompatibles avec la défense des droits fondamentaux des auteurs que nous représentons.

Dans ces conditions, nous ne pouvons pas nous engager dans la co-construction d’une association comme AMAEL.

Renforcer l’existant et construire une alternative gratuite et interprofessionnelle

Nous choisissons de renforcer les dispositifs qui fonctionnent déjà, plutôt que de créer une structure supplémentaire et coûteuse.

La permanence juridique de la Ligue, qui traite plus de 350 médiations par an, permet déjà de résoudre de nombreux litiges de manière apaisée et efficace, tout en identifiant les causes récurrentes des conflits : défauts de paiement, reddition irrégulière des comptes, sous-exploitation des œuvres, demandes de restitution de droits. D’autres organisations, telles que la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse ou l’ATLF répondent également quotidiennement à des besoins de conseils en négociation contractuelle et en démarches administratives.

Parallèlement, nous travaillons à une alternative structurée avec des universitaires, des éditeurs indépendants et toutes les organisations prêtes à contribuer à une médiation réellement interprofessionnelle, gratuite, transparente et au service des deux parties.

Une position claire : transparence, représentativité, équilibre

Nous restons pleinement ouvertes à toutes les organisations prêtes à s’engager dans une démarche fondée sur :

– la représentativité,
– la transparence,
– l’équilibre des forces,
– l’accessibilité,
– et la défense réelle des droits des auteurs.

Une médiation ne peut être ni un instrument de contrôle, ni un filtre pré-judiciaire imposé, ni un outil de domination institutionnelle. Elle doit être un espace de confiance et d’équité, ce qui malheureusement ne nous semblait pas être le cas avec le projet AMAEL, nous avons donc décidé de nous retirer des échanges.

NEW DEAL : tables rondes sur l’IAG

 

Pour sa 10ᵉ édition, New Deal a poursuivi sa mission : être un espace de rencontres, d’échanges et de réflexion autour des grands enjeux du secteur des musiques de patrimoine, de création, de jazz et improvisées.

Cette édition anniversaire s’est annoncée comme un temps fort du calendrier professionnel, avec une programmation d’échanges renforcée mêlant tables rondes thématiques, keynotes d’experts, grands débats et temps de rencontres privilégiés entre acteurices du secteur autour de plusieurs fils conducteurs, au cœur des mutations du secteur culturel et musical : circulation et mobilité internationale, intelligence artificielle et production artistique, écosystème et emploi, actualité des politiques culturelles.

C’est sur la thématique de l’IA que l’équipe de la Ligue a été invitée à intervenir dans le cadre de la 10ᵉ édition de New Deal.

 

IA #1 – Quel avenir des modèles de production des œuvres à l’ère des intelligences artificielles ? Enjeux économiques, éthiques, sociaux et écologiques

Dans un contexte de profondes mutations où l’intelligence artificielle redéfinit les modes de production artistique, cette table ronde organisée le lundi 24 novembre 2025 a abordé les risques de standardisation des contenus, les biais des systèmes d’IA, la dépendance accrue aux grandes plateformes technologiques ainsi que les enjeux de régulation, d’équité d’accès à ces outils et de préservation de la diversité artistique, notamment pour les acteurs plus fragiles que sont les structures culturelles.

Ont été invités à échanger Eric Barbier, reporter à l’Est Républicain, référent IA au Syndicat national des journalistes et co-fondateur du projet CID ; Valérie-Laure Benadou, professeure de droit privé à l’Université de Paris-Saclay / UVSQY, chercheuse au laboratoire sur le Droit des affaires et des nouvelles technologies de l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines ; David Cormand, député européen ; Elizabeth Le Hot, directrice générale de l’Adami ; et Charles-David Wajnberg, compositeur. Eglantine de Boissieu, directrice de la SAIF à partir de janvier 2026 et co-fondatrice du projet CID, a modéré la table ronde.

IA #2 – Rémunération et droits des auteurs et artistes-interprètes : dédommagements a posteriori, quelles réglementations pour l’avenir ?

L’essor de l’intelligence artificielle bouscule profondément le cadre juridique et économique de la création artistique. Le mardi 25 novembre, cette table ronde a abordé les enjeux liés à la reconnaissance du statut d’auteur face aux œuvres générées ou co-produites par des IA, à la protection des interprètes, ainsi que ses impacts sur les métiers du secteur musical et du spectacle vivant, entre nouveaux usages et transformations des compétences.

Ont été invités à échanger Colette Bouckaert, membre du comité d’éthique de la Sacem, secrétaire générale IDFRights ; Benoit Galopin,directeur des affaires juridiques et internationales – SPEDIDAM ; Stéphanie Le Cam, maître de conférences Université Rennes 2, directrice de la Ligue des auteurs professionnels ; Samuel Sfez, membre de l’ATLF – Association des Traducteurs Littéraires de France ; et Aurélien Taché, député du Val-d’Oise (10e circonscription), membre de la mission d’information IA culture, éducation. La table ronde a été modérée par Nicolas Gary, directeur de la publication d’ActuaLitté.

SNAP CGT : S’ORGANISER FACE A L’IA – STRATÉGIES INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES

L’usage de l’Intelligence Artificielle Générative se répand aujourd’hui massivement dans le secteur des arts visuels. Parallèlement à la bataille menée pour le droit d’auteur, quelles en sont déjà les conséquences sur les plans social et économique ? Quelles perspectives voit-on se dessiner ? Et comment pouvons-nous organiser la contre-attaque avec, mais aussi dans nos syndicats ?

Le 6 novembre 2025, Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue, était présente à la Conférence nationale du SNAP-CGT. Elle a échangé autour de la thématique de l’IAG avec Eglantine de Boissieu, directrice générale de la SAIF ; Margaux Saltel, illustratrice et membre du SNAP-CGT ; et Julien Gicquel et Frank Alvado d’Info’Com-CGT.

Sécurité sociale : tout se joue aujourd’hui !

Demain ou après-demain, l’article 5 sera voté à l’Assemblée nationale.

On vous explique comment agir en une minute, top chrono.

Après deux semaines de rendez-vous, de travail juridique et d’interpellations… nos amendements seront portés demain au vote de l’Assemblée Nationale.

Le vote qui s’annonce sera historique.

Vos interpellations fonctionnent. Oui, vous avez bien lu : nous pouvons bloquer les régressions, mais aussi obtenir des avancées sociales majeures.

ce qui sera mis au vote :

  • Reconnaissance de la qualité de travailleurs
  • Clarification des partenaires sociaux
  • Accès à la démocratie sociale et aux élections professionnelles
  • Rétablissement des commissions d’affiliation et d’action sociale
  • Instauration d’une action sanitaire
  • Refus de la dématérialisation obligatoire
  • Simplification de la circulaire de rachat de cotisations

Mais attention : les 24 prochaines heures seront décisives.

C’est à vous de jouer

Rendez-vous sur notre plateforme d’interpellation

Saisissez vos coordonnées : le site trouvera automatiquement votre parlementaire.

Un mail rédigé par nos équipes est prêt : personnalisez-le en vous présentant et en précisant votre métier créatif.

Nous voulons :

  • la reconnaissance du scandale AGESSA,
  • la démocratie sociale,
  • une représentativité légitime,
  • la fin des bricolages,
  • une gouvernance réelle,
  • et l’application du droit commun en matière de protection sociale.

Plus que 24 heures… on peut le faire !