Ouverture des élections au conseil syndical 2026

Cher·es membres, nous sommes heureux de vous présenter les 5 candidat.es pour les prochaines élections au conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnel·les.

Les candidatures sont en ligne sur votre espace adhérent, vous permettant alors de voter entre le 12 octobre et le 23 octore 2026 et de choisir vos représentant.es !

Si vous n’êtes pas à jour de votre cotisation, vous pourrez bien sûr la régler en ligne juste avant de voter.

Membres de la Ligue, nous vous attendons nombreux !

Manu Causse

Ça fait un bout de temps que j’occupe ce poste de conseiller syndical à la Ligue. Comme à chaque renouvellement de mandat, je rappelle que, malgré mon âge avancé, je ne suis pas inamovible ; qu’il y a certainement des personnes plus compétentes, motivées, douées et intelligentes que moi pour m’y remplacer.Je suis même tout à fait prêt à leur expliquer, avant de leur laisser la place, ce que j’ai appris et compris de l’exercice collectif de la défense des droits des artistes-auteur.ices.Bref, les clés du camion sont à toi, camarade, et je suis prêt à te les rendre dès que tu le jugeras nécessaire.
Reste que, pour l’instant, la concurrence ne nous oblige pas à jouer aux chaises musicales ; que j’estime avoir participé à quelques belles victoires syndicales, réussi à surmonter pas mal d’embûches de nos métiers, aidé un certain nombre de collègues à y voir plus clair ou à faire valoir leurs droits ; et que, pour l’instant, je ne me pense atteint ni par la limite d’âge, ni par une grave crevaison de l’enthousiasme (je dois, pour ce dernier point, remercier particulièrement mes co-conseillèr.es, avec qui il est si agréable et motivant de travailler et d’apprendre). Donc, voilà, si tu as lu jusqu’ici cette profession de foi* et que tu disposes d’un droit de vote, je serais ravi que tu utilises celui-ci pour me maintenir pour un mandat supplémentaire sur mon siège – promis, je changerai le revêtement avant de partir.
Hasta la litteraturia camarado
*** Je me pose toujours la question, qui les lit vraiment ? Pour m’aider à y répondre, ajoute à ton vote le code promo AGESSA qui t’ouvre droit à une remise immédiate de 0% sur le montant de ta cotisation***.
** Oui, je suis également traducteur. Quoique pas de toutes les langues.
*** C’est de la corruption active, tout à fait. Dénonce-moi en rejoignant le conseil de la Ligue, on a besoin de gens honnêtes comme toi.

 

 

Laurence Pierson

Les enseignants qui écrivent des livres pédagogiques sont des auteurs à part entière
En tant que professeur d’école et spécialiste de l’écriture manuscrite, j’ai écrit des manuels scolaires, des cahiers à destination des élèves et des ouvrages pédagogiques à destination des enseignants. J’ai également rédigé quelques petits livres de jeunesse, toujours à visée pédagogique. Et pourtant, après plus de 15 titres publiés, je me vivais toujours comme « une maîtresse d’école qui écrit des livres » et pas comme une autrice professionnelle ! La Ligue des auteurs professionnels, à laquelle j’adhère depuis 2019, m’a aidée à évoluer sur ce point et à prendre conscience de la nature de mon propre travail.
En échangeant avec des collègues enseignants-auteurs, je me suis rendu compte que je n’étais pas la seule, et que nous étions nombreux à nous considérer comme des « enseignants qui ont écrit un livre » plutôt que comme de véritables auteurs. Cette vision de nous-mêmes nous empêche de défendre nos droits et nos intérêts, en ne nous positionnant pas comme étant des auteurs professionnels. Depuis deux ans, j’essaye de sensibiliser mes collègues à ces questions pour nous organiser face aux grands groupes éditoriaux.
En entrant au conseil syndical de la Ligue des auteurs professionnels, je voudrais rendre visible l’existence des auteurs scolaire en tant que profession. Je voudrais aussi aider mes collègues à se positionner et à négocier leurs contrats dans un secteur où la commande d’éditeur est souvent la règle et où les usages laissent peu de place à la négociation.
Je souhaite également prendre part au débat public concernant la régulation de l’intelligence artificielle, qui pille notre travail sans aucune contrepartie.

Erika Nomeni

Madame, Monsieur, chères autrices, chers auteurs,

Je m’appelle Érika Nomeni. Je suis autrice, poétesse, et musicienne, installée à Marseille depuis 2016. J’ai publié deux romans aux éditions Hors d’Atteinte : L’Amour de nous-mêmes (2023), nommé au Prix Maryse Condé et aux Out d’Or, puis Le Prix (2026), soutenu par une bourse du CNL et l’aide à la création de la Région Sud. J’écris aussi des nouvelles et de la poésie.

Le Prix interroge le mérite, la chance et la liberté d’une autrice noire et lesbienne. Ce sujet, je le vis : nos métiers restent précaires, nos revenus incertains, et celles et ceux qui viennent des marges y entrent souvent sans réseau ni filet de sécurité. Je veux mettre cette expérience au service de toutes et tous.

Depuis 2017, je codirige l’association Baham Arts et le festival UMOJA. J’y ai appris le concret : budgets, contrats, coordination d’équipes, dialogue avec les institutions. J’anime aussi des ateliers d’écriture dans les quartiers populaires et auprès des publics LGBTQIA+.

Avec Baham Arts, j’ai lancé un centre d’écoute et de signalement (bahamarts.com/index.php/signaler) pour accueillir les artistes victimes de violences, de harcèlement ou de discriminations. Ce projet m’a montré combien les auteurs et autrices manquent d’espaces sécurisés pour parler, être crus et orientés. C’est un combat que je souhaite porter ou que je sois.

Si vous me faites confiance, je m’engagerai à :

défendre une juste rémunération et la reconnaissance de notre statut professionnel ;
faire de la prévention et de la lutte contre les violences et discriminations dans le livre une priorité ;
porter la voix des auteurs et autrices hors de Paris, minorisés, ou en début de parcours ;
partager mon expérience associative pour renforcer l’information et l’entraide entre nous.

Je crois à la force du collectif : écrire est un acte solitaire, défendre nos droits ne doit pas l’être.

Élodie Torrente

Cher·es auteurices,
Adhérente à la Ligue depuis 2018, je me suis présentée au Conseil Syndical en 2024 où j’ai eu l’honneur d’être élue.

En deux ans, j’ai participé à de nombreux travaux et notamment aux réunions au Centre National du livre dans le cadre des bonnes pratiques des éditeurs pour l’aide à la publication. Au ministère de la Culture, j’ai assisté au comité de pilotage sur les conditions de rémunérations des auteurices, au comité de suivi de l’étude sur la diffusion distribution qui sera publiée prochainement. J’ai également contribué à la lutte pour éviter que l’avance sur droit amortissable soit gravée dans la loi Darcos-Robert. Par la suite, j’ai assisté à la concertation entre auteurices et éditeurices souhaitée par la ministre Mme Catherine Pégard à la suite des amendements de la loi Darcos-Robert sur la clause de conscience et la durée limitée de cession de droits. J’ai aussi été entendue par le Sénat sur le contrôle du budget et le soutien à la filière du livre.

Je suis intervenue à des tables rondes sur la rémunération des auteurices et la nécessité d’une continuité de revenus. Grâce à l’acquisition de ces nombreuses connaissances, j’ai réfléchi ces derniers mois avec mes confrères et consœurs à une loi-cadre qui sera présentée dans les semaines à venir. De plus, avec Camille Ulrich, conseillère syndicale de la Ligue, nous avons entrepris de développer la commission égalité-diversité et engagé des actions de formation en interne et au sein de l’intersyndicale pour lutter contre les VHMSS et accompagner les artistes-auteurices. Enfin, j’ai pu donner mon avis et réfléchir avec des juristes et d’autres organisations à la transformation du travail induites par l’IA générative.

En deux ans, j’ai rencontré de nombreuses organisations, des partenaires dans différents secteurs, des universitaires experts et engagés, lu des lois, étudié de nombreux rapports. En deux ans, l’autrice de romans et de nouvelles publiée depuis 2008 qui refuse de signer des contrats déséquilibrés a, grâce à son investissement, à l’expertise de la Ligue et au soutien du collectif, dépassé son sentiment d’illégitimité si féminin.

Militante dans l’âme, indignée par la précarité des artistes-auteurices (malgré la croissance continue de 19,4 % des industries culturelles et créatives entre 2021 et 2024), le déséquilibre des relations avec les diffuseurs, l’absence de protection sociale et d’un véritable dialogue social, et maintenant concernée par le climat de suspicion envers les auteurices à propos de l’utilisation de l’IA alors que notre travail a été pillé sans que ça ne dérange grand monde, je me présente pour un nouveau mandat. Car oui, tant que les créateurices que nous sommes ne bénéficieront pas d’un véritable statut, j’apporterai mon énergie, ma vision et mon expérience.

Intègre et déterminée, je vous invite à voter pour moi lors de cette élection. Ensemble, nous pouvons construire un avenir où les auteurices sont enfin reconnu·es pour ce qu’iels sont : les maillons essentiels de la chaîne du livre, de la culture ; les remparts de la démocratie.

Merci pour votre confiance et votre soutien,

Alice Nussbaum

Chères autrices, chers auteurs,

J’ai commencé comme graphiste il y a plus de 20 ans chez Autrement, une maison indépendante où se côtoyaient livres adultes et jeunesse. C’est là que j’ai pu voir de près comment s’organisait la création d’un ouvrage, et en comprendre les enjeux, notamment dans la relation éditeurices/auteurices. Puis, je me suis mise à mon compte avec un statut d’artiste-autrice, travaillant avec différentes maisons d’éditions, rencontrant toujours plus d’auteurices d’horizon différents. De fil en aiguille, j’ai eu moi-même à faire aux illustrateurices en tant que directrice artistique. Ce dialogue, professionnel mais aussi assez intime, m’a permis d’être à l’écoute et de prendre conscience de problématiques qui allaient bien au-delà de simples questionnements artistiques.

Une maison d’édition m’a permis de m’impliquer plus encore dans cette relation aux auteurices : Grasset-Jeunesse, dont je suis la DA depuis 2011. Valéria Vanguelov, l’éditrice, et moi-même formons un véritable binôme. Dès lors, j’ai pu mieux voir encore ce que pouvait être une relation saine entre les auteurices et une maison d’édition, mais aussi tout ce qui laissait à désirer, ce que l’on pouvait changer et ce qui devait l’être. Ma position me permettait aussi, parfois, de me faire l’intermédiaire entre les auteurices et l’éditrice sur certaines demandes ; j’ai pu aussi m’apercevoir que, malgré toute notre bonne volonté, nous ne pouvions faire au mieux que dans un cadre imparfait et que nos souhaits visant à une relation plus équitable se heurtaient à des barrières d’usage et/ou juridiques.

C’est aussi au sein de cette maison que je suis devenue autrice, avec une petite dizaine d’albums à mon actif. « L’affaire Grasset » a précipité le souhait que j’avais de m’engager plus encore dans la réflexion et la lutte pour l’amélioration de la condition des auteurices. Cette affaire m’a permis un rapprochement plus grand avec ceux qui, depuis longtemps déjà, se battent pour une défense des droits des créateurices et cela m’a donné envie d’agir plus concrètement. J’ai commencé à le faire en participant à la communication des États généreux, en faisant partie du groupe de travail autour d’une nouvelle loi Jean Zay, en créant avec d’autres un collectif d’auteurices-illustrateurices (Le siège collectif). M’engager avec vous, m’engager à vous représenter, serait pour moi un honneur : celui de mettre mon savoir-faire au service de la défense des auteurices et d’œuvrer pour leurs causes afin que nous soyons enfin considérées comme des travailleureuses comme les autres et que tous nous puissions travailler dans la dignité et la sérénité, notamment face aux enjeux à venir.

Je vous remercie de m’avoir lue, et souhaite de tout cœur pouvoir apporter ma petite pierre à ce joli édifice.

Appel à candidature – Conseil syndical 2026

En cette nouvelle rentrée de septembre, le Conseil syndical de la Ligue se renouvelle ! L’ensemble des membres du Conseil syndical se réjouit d’ores et déjà de ces élections, et d’accueillir très bientôt de nouveaux auteurices parmi l’équipe.

Vous souhaitez participer à l’action commune ?

Nul besoin d’être expert·e en droit ou rodé·e à la politique.

Élu·e au conseil, vous pourrez :
– Participer à des interventions en festivals, colloques et formations
– Vous associer à la communication
– Apporter votre expérience et votre réseau professionnels
– Créer des événements
– Proposer vos idées d’actions, de chantiers…
– Etre simplement soutien sur les dossiers en cours

Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues et si vous souhaitez en savoir plus sur notre fonctionnement, nos engagements et le rôle des bénévoles n’hésitez pas à nous contacter sur nos réseaux sociaux, par mail ou par le formulaire de contact !

Comment postuler au Conseil syndical ?

Envoyez un mail à l’adresse direction[a]ligue.auteurs.pro avec :

– Une courte lettre d’une page maximum pour expliquer votre engagement (2500 signes espaces comprises maximum)
Une photo
– Vos documents seront publiés en ligne pour présenter votre candidature. Ils constitueront, en quelque sorte, votre tract électoral.

Date limite d’envoi : Dimanche 11 octobre 2026, minuit.

Auteurice, la Ligue a besoin de toi. Adhère, réadhère, fais adhérer, parle de nous, renseigne-toi, engage-toi, rejoins-nous. C’est la seule façon de faire avancer la cause des auteurices et, au-delà, la culture, la littérature et les arts.

Et si tu as des questions, nous sommes là pour y répondre !

Un grand merci à Saki pour l’illustration.

Des outils face aux Violences sexistes et sexuelles, au Harcèlement moral, et aux Discriminations.

La Ligue des auteurices professionnel·les participe au groupe de travail « Violences sexistes et sexuelles, Harcèlement moral et Discriminations » de l’Intersyndicale des artistes-auteurices.

Ainsi, nous allions nos forces entre organisations qui représentent différentes professions d’artistes-auteurices, pour réagir collectivement face à ces violences auxquelles l’ensemble des AA sont particulièrement vulnérables du fait de leur précarité économique, de leur isolement professionnel et de leur absence de statut.

Ce groupe de travail est récent et se consolide progressivement. Les ressources qu’il met en place sont disponibles dans nos fiches infos à la catégorie Risques psycho-sociaux (RPS).

Vous y trouverez pour le moment :

Des informations sur la Cellule d’écoute Audiens dédiée aux travailleureuses de la Culture dont les artistes-auteurices font partie. La cellule s’adresse aux victimes et aux témoin·nes de violences sexistes et sexuelles (VSS) ainsi qu’aux personnes référentes VSS.

Si vous êtes victime, témoin·ne de violences sexistes et sexuelles, de harcèlement moral ou de discriminations, que les faits soient anciens ou récents, le mieux est de ne pas rester seul·e, et d’en parler.
Ces deux premières ressources ont été créées pour vous accompagner.

La facturation électronique et les auteurices du livre

Rédigé par Frédéric Maupomé, ce guide vous informera de tout ce qu’il faut savoir concernant la facturation électronique !

La facturation électronique arrive à grands pas, beaucoup d’auteurices se demandent si cette nouvelle obligation les concerne? La réponse est oui, ce document a pour ambition de mettre les choses au clair de manière simple.

La facturation : rappels utiles

Il est possible d’être auteurice sans jamais faire de facture, à condition de percevoir uniquement des droits d’auteurs versés par des éditeurs, producteurs ou organismes de gestion collective (comme la SOFIA, la SACD, etc.)

Mais si un·e auteurice désire être rémunéré·e pour des rencontres, ateliers, conférences, lectures, etc. ou vendre sa production (illustrations, planches originales, etc.) alors iel doit être en mesure de faire des factures. Cela nécessite l’obtention d’un numéro SIRET spécifique d’artiste-auteur délivré sur le site de l’INPI.

Quid des “notes de droits d’auteur” ?

Il existe plusieurs appellations pour les factures en français : note d’honoraires, quittance, note d’auteur ou de droits d’auteur, etc. Ces appellations ne changent pas la nature de ce qu’elles sont : des factures. Ainsi, les obligations pour les “notes d’auteurs” sont exactement les mêmes que pour une facture (notamment numéro SIRET, date, etc. les mentions obligatoires sont ici).

La facturation électronique

Toustes les auteurices qui ont un numéro SIRET et sont donc en capacité de faire des factures sont concerné·es par la réforme de la facturation, même s’iels sont en franchise de TVA.

Obligations

Si vous êtes concerné·e vous

  • devez émettre vos factures de manière électronique en direction des professionnels au 1er septembre 2027
  • devez être capable de recevoir des factures électroniques à partir du 1er septembre 2026

En pratique : vous devez avoir choisi un fournisseur de facture électronique au 1er septembre 2026. Il existe plusieurs plateformes gratuites pour les indépendant·es.

Fonctionnement

Une fois que vous aurez choisi votre fournisseur.

  • Vous créez les factures sur sa plateforme. (Avantage : cela vous assurera que toutes les mentions obligatoires sont bien là)
  • Si votre client·e est un·e professionnel·le, il y a un bouton pour transmettre automatiquement la facture.
  • Si votre client·e est un particulier ou une structure qui ne peut pas recevoir de factures électroniques (certaines associations, les maisons d’édition étrangères, etc.), vous pouvez fonctionner comme avant la réforme (facture au format libre, que vous pouvez établir et télécharger sur le portail de votre fournisseur). Il y aura une obligation de ‘e-reporting’ c’est-à-dire un signalement de la facture à l’administration fiscale (ce n’est pas encore actif, ce sera probablement un bouton à cliquer dans l’interface)
  • Si votre client est une entité publique, vous ferez votre facture sur la plateforme, puis vous la téléchargerez et la mettrez sur Chorus pro comme avant la réforme. Il faudra également faire un ‘e-reporting’.

Chaque fournisseur aura sa propre interface, mais ils ont tous des tutoriels explicatifs.

FAQ

Comment cela fonctionne-t-il pour les remboursements de frais ?

Normalement, les remboursements de frais que vous avez engagés doivent figurer sur votre facture. Le remboursement de ces frais rentrera dans votre chiffre d’affaires. Le taux de TVA applicable éventuel est celui de l’opération principale.

Comment déclarer aux impôts les revenus issus de mes factures ?

D’une manière générale :

  • vous pouvez déclarer en traitement et salaires les droits d’auteurs (uniquement !) versés par vos éditeurs, producteurs et organismes de gestions collectives
  • vous pouvez également déclarer ces revenus en BNC
  • vous devez déclarer en BNC (bénéfices non commerciaux) tous vos autres revenus artistiques. Vous pouvez opter pour le régime simplifié dit micro BNC (sous conditions d’avoir des revenus artistiques totaux inférieurs à 83600 € annuels), ou vous pouvez opter pour le régime de déclaration contrôlée (souvent appelé “aux frais réels”)

Dans la plupart des cas, déclarer la totalité de vos revenus en BNC peut constituer une simplification et un gain financier (moins d’impôts, et moins de cotisations sociales).

Puis-je indiquer le précompte sur ma facture ?

L’obligation de précompte ne concerne que les diffuseurs (cela suppose qu’il y ait eu un contrat de cession de droits sur l’œuvre ou les œuvres diffusées par ellui, par exemple pour une exposition.) Dans ce cas, vous pouvez mentionner le précompte sur la facture.

Cette pratique n’est cependant pas recommandée. Nous vous conseillons de fournir votre dispense de précompte et de gérer vous-même vos cotisations sociales : c’est la seule manière de vous assurer qu’elles seront bien versées (on a vu des diffuseurs faire faillite, ou des diffuseurs qui ne versaient pas les cotisations). Si vous voulez que votre diffuseur vous précompte, il faudra lui demander un certificat de précompte en plus de votre facture.

À noter : un établissement qui vous invite à faire une rencontre, un atelier, etc. n’est pas diffuseur, il ne procède pas, lui, à la diffusion d’une œuvre.
Pouvez-vous me recommander un outil de facturation gratuit ?

On nous demande souvent quel outil de facturation électronique choisir. La plateforme Indy nous a contacté·es et démontré que son outil fonctionnait pour les artistes-auteurices : https://www.indy.fr/comptabilite-artiste/. L’offre gratuite permet d’accéder à un logiciel de comptabilité, un outil complet de devis et de facturation, un compte bancaire pro avec carte de paiement.

Nous précisons que cette recommandation est faite à titre gratuit. Si votre société propose un outil de facturation électronique gratuit prêt pour les artistes-auteurices, n’hésitez pas à nous contacter pour que nous le testions.

Vous pourrez trouver en ligne nombre de sites proposant des comparatifs entre les différents fournisseurs et choisir celui qui vous convient le mieux.

Calendrier de la Ligue 2026

Pour vous accompagner au mieux dans toutes vos démarches administratives, la Ligue vous propose son calendrier 2026 !

Urssaf, impôts, Ircec, bourses, action culturelle… Vous trouverez toutes les dates importantes et les moments propices pour vos déclarations.

Le calendrier sera mis à jour tous les mois en fonction des nouvelles informations que nous recevrons et un rappel vous sera fait sur nos réseaux sociaux.

Vous trouverez également une notice à la fin du calendrier pour vous expliquer quelques notions importantes.

Pour le mois de janvier :
– En premier lieu, profitez de ce mois pour créer et mettre à jour vos espaces personnels sur les différents sites administratifs : impôts, Urssaf, Ircec, Sofia, Adagp, PassCulture/Adage…
– 09/01 : ouverture des dépôts des aides CNL pour la session de mai/juin 2026
– 15/01 : paiement trimestre 1 Urssaf
– 20/01 : clôture des dépôts action culturelle de la SAIF 1e session
– Si vous êtes dispensé de précompte : envoi de la dispense reçue par l’Urssaf à vos éditeurs.

Convention du photojournalisme : le programme

Le 31 août 2026 se tiendra la première Convention du photojournalisme dans le cadre de la semaine professionnelle du festival de photojournalisme Visa pour l’image – Perpignan

À l’heure où les technologies d’intelligence artificielle générative bousculent la notion même de preuve par l’image, le photojournalisme fait face à une double fragilité, à la fois économique et démocratique. Entre précarisation croissante des statuts, concentration des médias et mutation accélérée des modèles de diffusion, c’est notre rapport collectif à la vérité de l’information qui se trouve interrogé.

Pour répondre à ces défis sans précédent, la première Convention du photojournalisme se tiendra le lundi 31 août 2026 à Perpignan, en ouverture du Festival Visa pour l’Image. Conçu comme un espace d’action et de propositions concrètes, cet événement inédit propose de dépasser les constats traditionnels en faisant dialoguer deux mondes indispensables l’un à l’autre : les universitaires et les professionnel·les du secteur.

À travers quatre tables rondes thématiques et une session de synthèse collaborative avec le public, la Convention du photojournalisme analysera les mutations en cours, des statuts professionnels aux impacts éthiques et financiers de l’IA pour co-construire des solutions viables. L’ambition est claire : réaffirmer le rôle fondamental du photojournalisme dans nos démocraties et poser, ensemble, la première pierre du futur Livre blanc de la profession.

  • Table ronde 1 ∙ Du diagnostic scientifique au terrain : radiographie d’une profession en apnée. Précarité économique, statuts fragiles, risques sur le terrain
  • Table ronde 2 ∙ Bâtir le bouclier des photojournalistes : vers un nouveau modèle de protection collective
  • Table ronde 3 ∙ IA et transformation de l’écosystème de l’image de presse
  • Table ronde 4 ∙ Co-construire la valeur : licences, traçabilité et nouveaux modèles de partage à l’ère algorithmique
  • Session de synthèse collaborative et perspectives d’action

Consulter le programme détaillé et la liste des intervenant·es

  • Lundi 31 août de 10h à 17h.
  • Palais des Congrès de Perpignan, auditorium Charles Trenet.
  • Entrée libre.

L’initiative de la Convention du photojournalisme est portée par l’Association Visa pour l’image – Perpignan, Les JUSPI – Association des Jeunes Universitaires Spécialisés en Propriété Intellectuelle, l’ISSTO – Institut des Sciences Sociales du Travail de l’Ouest – université Rennes 2, La SAIF – Société des Auteurs des arts visuels et de l’Image Fixe et l’UPVD – Université de Perpignan Via Domitia.

En partenariat avec : CEIPI – Centre d’Études Internationales de la Propriété Intellectuelle, CFC – Centre Français d’exploitation du droit de Copie, CLAP – Comité de Liaison et d’Action pour la Photographie, Faculté de droit de l’Université de Lyon 2, FIJ – Fédération Internationale des Journalistes, La Ligue des auteurs professionnels, PixWays, LaScam, SNJ – Syndicat national des journalistes.

Crise Grasset : pour une protection effective des auteurs et autrices et de la liberté d’expression

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Paris, le 27 avril 2026

La Ligue des auteurs professionnels et la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse prennent acte, avec gravité et sang-froid, de la crise traversée par les auteurs et autrices publiés chez Grasset suite au licenciement de leur PDG.

Cette mobilisation sans précédent est d’autant plus légitime qu’elle révèle des déséquilibres structurels anciens. Nous, auteurs et autrices, demeurons juridiquement dépendants de groupes éditoriaux qui détiennent les droits d’exploitation de nos livres bien au-delà de ce que l’intérêt de la création justifie. Cette dissymétrie limite de fait notre capacité à agir lorsque l’indépendance éditoriale ou notre éthique nous semblent menacés.

De plus, le détournement désormais massif du mécanisme de l’à-valoir fragilise encore davantage notre situation. Légitime lorsqu’il est là pour nous assurer une avance estimée sur le potentiel succès à venir de l’exploitation de nos droits, il ne l’est plus lorsqu’il est détourné pour rémunérer notre travail de création, quand celui-ci précède et conditionne la cession des droits. Une pratique qui n’existait pas il y a vingt ans dans la bande dessinée, et qui paralyse aujourd’hui notre capacité à bénéficier du succès de nos œuvres, nous obligeant à rembourser un travail qui nous a pourtant été demandé.

Les revendications exprimées ces derniers jours autour d’une « clause de conscience » traduisent une aspiration claire, celle de disposer de mécanismes effectifs permettant aux auteurs et autrices de ne pas être liés à des situations contraires à leur éthique. Si cette revendication est forte politiquement, elle se heurte à une lacune que nous dénonçons de longue date : l’absence de conventions collectives et de mécanismes de protection adaptés à notre époque pour l’ensemble des 33 métiers de la création en France.

Cette crise n’est pas un accident isolé. Elle s’inscrit dans une histoire longue. Dès 1936, Jean Zay portait l’ambition d’un véritable statut de l’auteur, garantissant son indépendance par une limitation dans le temps de la cession des droits. Ce projet fut à l’époque détruit par les grandes maisons d’édition, dont Bernard Grasset. Depuis lors, les évolutions législatives ont largement consolidé la position des groupes éditoriaux, laissant les auteurs et autrices sans véritable levier collectif contraignant.

Pendant ce temps, d’autres pays européens avançaient. En Espagne, la loi limite à quinze ans la durée de cession des droits d’auteur. En France, les contrats d’édition sont le plus souvent des contrats d’adhésion, présentés aux auteurs comme à prendre ou à laisser, qui captent leurs droits pour toute leur vie et soixante-dix ans après leur mort.

Les États Généraux de la BD, présentés à l’Assemblée nationale en mars dernier, illustrent l’ampleur de la crise :

55 % des auteurs et autrices professionnels de BD n’atteignent pas le SMIC — 37 % vivent sous le seuil de pauvreté — 89 % se sentent abandonnés par les pouvoirs publics.

Aujourd’hui, un tournant est possible. Le rattachement progressif de l’ensemble des artistes-auteurs au champ du travail et les perspectives ouvertes par les récentes évolutions institutionnelles peuvent enfin permettre d’engager une refondation du cadre social et contractuel. Encore faut-il en faire une priorité politique et collective.

Dans l’immédiat, nos organisations affirment leur mobilisation totale pour accompagner individuellement les auteurs et autrices concernés, soutenir les dynamiques collectives en cours et contribuer, aux côtés de juristes, avocats et parlementaires, à la construction de projets de loi à court et moyen terme.

Au-delà de l’urgence, nous appelons à un rassemblement de l’ensemble des auteurs et autrices de tous les secteurs du livre et à une réponse collective à la hauteur des enjeux.

Dans l’esprit de Jean Zay, il est temps de donner aux créateurs et créatrices de notre pays un véritable statut.

 

La Ligue des auteurs professionnels

La Ligue des auteurs professionnels est un syndicat d’auteurs et d’autrices du livre. Elle rassemble aujourd’hui près de 3 000 membres issus de tous les secteurs de l’édition (littérature générale, bande dessinée, jeunesse, documentaire, etc.). Le syndicat œuvre à la défense collective des intérêts de la profession, à l’amélioration des conditions de création et de rémunération, ainsi qu’à la reconnaissance pleine et entière du statut professionnel auprès des pouvoirs publics et des acteurs du secteur. La Ligue des auteurs professionnels est membre de l’intersyndicale artistes-auteurs.

La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse

La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse est une association de défense des droits des créateur·ices du livre jeunesse, qui fédère aujourd’hui 1 600 adhérent·es. Acteur majeur du secteur depuis 1975, elle fait entendre la voix des auteur·ices et illustrateur·ices auprès des institutions publiques à travers des prises de position, des recommandations tarifaires et des actions collectives. Elle agit pour la reconnaissance professionnelle des artistes-auteur·ices, la juste rémunération et la promotion de la littérature jeunesse auprès du grand public. La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse est membre de l’intersyndicale artistes-auteurs.

FESTIVAL DE LA BD DE PERROS-GUIREC : JOURNÉE PROFESSIONNELLE

L’équipe de la Ligue des auteurs professionnels a le plaisir de vous annoncer l’organisation d’une journée professionnelle lors de la 32ème édition du Festival de BD de Perros-Guirec.

♦ samedi 25 avril
♦ 10h à 11h30

Thème : Continuité de revenus des artistes-auteurices

 

♦ samedi 25 avril
♦ 14h30 à 16h30

Thème : IA et impacts pour les métiers de la création

 

Ces deux temps seront animés par Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue.

 

 

L’OUEST HURLANT : FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES ARTISTES-AUTEURICES

L’équipe de la Ligue des auteurs professionnels est heureuse de vous annoncer l’organisation d’une conférence à l’occasion du festival L’Ouest Hurlant qui se tient les 25 et 26 avril 2026 à Rennes. Cette table ronde abordera les enjeux contemporains de la défense des droits des artistes-auteurices.

 

♦ 26 avril à 14h
♦ Salle SMAGUE
♦ Gratuit – Tous publics – Accès PMR

 

Thème : Faire entendre la voix des artistes-auteurices En 2026, ces derniers doivent encore mener des combats essentiels pour faire évoluer leurs droits et tendre vers davantage d’équité sociale. À l’heure des réseaux sociaux, comment mobiliser ? Comment interpeller efficacement l’opinion publique ?

 

Invité·es :

  • Yaneck Chareyre, consultant en stratégie de communication digitale & storytelling (spécialisé bande dessinée)
  • Marie-Lou Dulac, autrice et présidente de Women in Games France
  • Stéphanie Le Cam, directrice de la Ligue des auteurs pros et co-directrice de l’ISSTO
  • Jolan Bertrand, auteur jeunesse (prix jeunesse de L’Ouest Hurlant 2023)

Modération : Bénédicte Coudière, journaliste et autrice

 

Communiqué intersyndicale des artistes-auteur·ices du 21 avril 2026

LE MINISTÈRE DE LA CULTURE ORGANISE LE DÉTOURNEMENT DU VOTE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

L’intersyndicale des artistes-auteur·ices dénonce avec la plus grande gravité le projet de décret d’application de l’article 5 du PLFSS présenté par le ministère de la Culture. Six mois après un vote parlementaire historique, le gouvernement ne se contente pas de ralentir la réforme : il en organise méthodiquement le contournement.

 

Une trahison délibérée de la volonté démocratique

Le décret présenté le 16 avril 2026 au ministère de la Culture ne met pas en oeuvre la loi : il en dénature le sens, en inverse la logique et en trahit l’objectif politique.

L’Assemblée nationale avait posé un principe clair et sans ambiguïté : redonner aux artistes-auteur·ices la maîtrise de leur protection sociale et tourner définitivement la page du scandale Agessa.
Un vote obtenu avec 255 voix pour et 1 voix contre.

Le ministère fait aujourd’hui exactement l’inverse :
> Maintien de la SSAA-Agessa
> Report des élections professionnelles à un prochain décret sans lancer les travaux préparatoires ou les développement informatiques nécessaires
> Réintégration des organismes de gestion collective pourtant exclus lors du vote à l’Assemblée

Il ne s’agit plus d’une interprétation : c’est une reprise en main administrative assumée, en contradiction frontale avec la volonté du législateur.

 

Rien ne change : l’Agessa consolidée

Malgré des décennies de scandales, malgré les alertes répétées, malgré les recommandations de la Cour des comptes : rien ne change.

La SSAA-Agessa demeure avec la même structure et les mêmes acteurs, et se voit même selon le décret doté d’un nouveau rôle consultatif pour « tout projet ou mesure législative ou réglementaire qui porte spécifiquement sur les règles de sécurité sociale des artistes-auteurs ». Le système issu de l’Agessa, dont les dysfonctionnements ont privé au moins 190 000 artistes-auteur·ices de leurs droits à la retraite, est aujourd’hui consolidé et renforcé. Ce choix n’est pas neutre. Il traduit une décision politique claire : ne pas réformer, ne pas réparer, ne pas rendre de comptes.

 

Gouvernance et élections sont indissociables : quelles « branches professionnelles » ?

Tenter de dissocier la gouvernance des élections dans deux décrets distincts relève au mieux d’une incohérence, au pire d’une stratégie visant à repousser indéfiniment la mise en place d’un véritable processus démocratique.
Ces deux dimensions, gouvernance et élection, sont en réalité indissociables. La loi elle-même fonde la représentation sur des « branches professionnelles » qui, en l’absence de conventions collectives, n’ont aucune existence légale pour les artistes-auteur·ices.
Or, de cette « répartition des sièges par branche » – dont les contours restents flous et non débattus – dépendront direction :
> le découpage électoral,
> la composition du Conseil d’administration et des commissions

En l’état, le gouvernement prétend donc fixer une gouvernance sans en définir les bases démocratiques.
Une telle démarche est intenable : la question hautement sensible, desdites « branches » doit être clarifiée et discutée en amont. A défaut, c’est l’ensemble de l’architecture démocratique de la réforme qui repose sur des fondations incertaines.

 

Nous refusons ce passage en force

L’intersyndicale des artistes-auteur·ices exige :
> le respect du vote de l’Assemblé nationale et de l’esprit du législateur
> la mise en place immédiate d’un calendrier pour les élections professionnelles avant fin 2026
> l’agrément d’une nouvelle structure sur appel à candidatures
> la réparation effective du scandale Agessa
> la seule présence des représentants élus des artistes-auteur·ices affilié·es, des représentant·es des diffuseurs ainsi que des représentant·es de l’Etat

Nous appelons l’ensemble des artistes-auteur·ices à se tenir prêts pour une nouvelle mobilisation.

 

Nous ne laisserons pas faire

Ce décret n’est pas un texte d’application : c’est une tentative de neutralisation politique d’une réforme démocratique. Nous utiliserons tous les moyens nécessaires – juridiques, syndicaux et politiques – pour faire échec à ce détournement. Les artistes-auteur·ices ne sont pas une variable d’ajustement. Ils et elles sont les premiers concernés et entendent enfin pouvoir piloter leur régime social.
Dans un contexte déjà marqué par la crise du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, il est irresponsable que les ministères de tutelle exercent une telle pression à l’égard des créateurs et créatrices de ce pays.

Nous appelons solennellement à l’ouverture d’un véritablement dialogue social, au respect de la loi et de la démocratie sociale.

 

Liste des organisations signataires :

  • Aliance France design
  • Association des auteurs de bande dessinée (adaBD)
  • Association des traducteurs/adaptateurs de l’audiovisuel
  • Backstory l’Association
  • CGT Spectacle
  • Comité pluridisciplinaire des artistes-auteurs et autrices
  • États généraux de la bande dessinée
  • La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse
  • La Ligue des auteurs professionnels
  • Société des Auteurs de Jeux
  • Syndicat CGT des Artistes-Auteurs et Autrices de l’Ecrit et de la Musique – SAEM-CGT
  • Syndicat des écrivains de langue française
  • Syndicat des Scénaristes
  • Syndicat des Travailleur·euses Artistes-Auteur·ices – CNT-SO
  • Syndicat français des compositrices et compositeurs de musique contemporaine – SMC
  • Syndicat National des Artistes-Auteurs Force Ouvrière
  • Syndicat National des Artistes Plasticien·nes CGT – SNAP-CGT
  • Syndicat national des photographes
  • Syndicat national des sculpteurs et plasticiens
  • Union Nationale des Peintres-Illustrateurs

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