Témoignages

La passion de l’auteur, ou pourquoi tout travail mérite 10 % (même si on l’aime)

Par Naïma Murail Zimmermann

J’ai récemment rencontré un auteur dont le texte d’album venait d’être accepté chez un éditeur bien connu. Assez vite, la discussion en vient à la rémunération qu’on lui propose (les conversations entre auteurs et autrices sont souvent plus prosaïques qu’on ne l’imagine). Il m’apprend alors qu’il va avoir 2 % de droits sur le prix de vente HT de l’album. 2 %. Prenez un album et essayez de faire le calcul de ces 2 % en centimes. Déprimant, pas vrai ? Lire la suite

La Sécu n’aime pas les écrivains

Par Marie Pavlenko

Le 27 septembre 2017, un policier m’a jetée au sol et m’a cassé la main. L’unité médico-judiciaire de l’Hôtel-Dieu, à Paris, m’a prescrit 21 jours d’ITT — je suis écrivaine, je ne peux pas écrire avec la main cassée. Vingt mois plus tard, je ne suis toujours pas indemnisée de cet arrêt de travail. Je cotise à la sécurité sociale depuis vingt ans, mais mon statut m’interdit de facto la protection sociale à laquelle j’ai droit… Lire la suite

Parents et auteurs : le calvaire de la place en crèche

Par Clélie Avit

Être auteur, c’est… un rêve ? Rencontrer des lecteurs ? Écrire tranquillement chez soi ? Chercher l’inspiration ? Faire face à la page blanche ? Autant de réponses envisageables. Mais aujourd’hui, je vais vous conter une version insolite : être auteur, c’est grave… Lire la suite

L’arrêt de travail chez les auteurs, ou Tchoupi à la CPAM…

Par Sophie Dieuaide

Ça commence par un air perplexe de l’auteur (moi) devant les papiers à renvoyer à son employeur qu’il n’a pas, ça continue avec les cases à cocher où on ne mentionne pas artiste-auteur non plus. Le dysfonctionnement étant célébrissime parmi les auteurs, prévoyante, j’appelle la CPAM. Je suis en attente (j’attends), on va me répondre… Lire la suite

Ma vie, son œuvre : être le mari de l’auteure

Par Pierre-Michel Robert
Époux de Marie-Aude Murail

Depuis que je suis à la retraite – déjà sept années –, j’accompagne plus fréquemment Marie-Aude (Murail) dans ses déplacements en France et en Navarre (surtout en Navarre, d’ailleurs). Quand elle a le temps de me présenter, elle dit « Pierre-Michel, my husband » ou « Pierre-Michel » tout court, s’il paraît clair pour ses interlocuteurs que je ne suis ni son amant du moment, ni son agent ou son garde du corps, et même si je suis un peu tout ça à la fois. Lire la suite

Par l’absurde : quand Pôle Emploi rencontre un auteur

Par Pierre Théobal

Journaliste de longue date, mais jeune auteur qui va publier son premier livre, Pierre Théobald a fait l’amère expérience du parcours du combattant d’un auteur en devenir, avec contrat d’édition à l’appui, voulant faire reconnaître son existence aux yeux de l’administration. Une tribune relayant les méandres Kafkaïens de Pôle Emploi, et faisant le récit du triste paradoxe des auteurs en France : parfois des actifs, parfois rien du tout. Lire la suite

Prendre le risque

Par Delphine Bertholon

J’ai gagné mon premier concours de poésie à six ans, organisé par la bibliothèque de mon quartier, à Lyon. Il s’agissait juste d’associer des mots tirés au hasard dans un petit panier et de faire la plus jolie phrase possible avec. Mais bon, quand même, j’étais drôlement fière, (il y avait un mini-trophée et tout !) Lire la suite

La fin du spectacle

Par Sophie Adriansen

Quand mon premier livre est paru, on m’a demandé si j’allais cesser de travailler. J’étais alors salariée dans un grand groupe, et j’avais signé pour ce livre un contrat offrant 8 % de droits d’auteur, à partager entre deux co-auteurs, sur un ouvrage vendu 16 euros. 64 centimes par livre pour moi, versés au mois de juin de l’année N+1, et imposables. Combien d’exemplaires aurait-il fallu écouler pour que je quitte l’emploi grâce auquel je payais mon loyer ? Lire la suite

Je suis écrivain

Par Erik L’Homme

Je suis écrivain. C’est-à-dire, selon une définition arbitraire, que j’ai publié au moins deux livres à compte d’éditeur. Mais écrivain, c’est aussi beaucoup moins et beaucoup plus que cela. Lire la suite

Éditeurs, nous aurions besoin de votre présence à nos côtés

Par Gaël Aymon

Chères éditrices et chers éditeurs pour la jeunesse (mon domaine, celui que je connais le mieux), je ne m’exprime du haut d’aucune tribune, seulement à titre personnel, bien que je ne sois pas le seul auteur à m’interroger. Je m’adresse ici, non pas aux maisons d’édition, mais bien aux éditrices et éditeurs qui sont leurs salariés, avec qui nous partageons l’aspect artistique de notre travail et pour qui nous avons souvent la plus grande estime. La parole que je voudrais formuler n’est pas aisée, du fait de la nature ambiguë de nos relations, et tant votre culture d’entreprise vous pousse parfois à vous rétracter au simple énoncé d’une revendication de notre part. Je le dis sans ironie… Lire la suite

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