Archives par mot-clé : Mouvement social

5 novembre : appel à la grève générale

Pour une prise en compte réelle et suivie d’actions des revendications lycéennes et étudiantes par le gouvernement et pour que celui-ci apporte des réponses concrètes à l’urgence sociale,

Contre les violences policières envers les manifestantxs, la répression inacceptable des mobilisations lycéennes et les dispositifs autoritaristes mis en place par le gouvernement,

Pour stopper la diffusion médiatique des discours de haine racistes de l’extrême-droite et leurs conséquences meurtrières,

Contre le démantèlement des services publics dont la Culture qui aggrave dramatiquement la précarisation de ses travailleureuses,

La Ligue rejoint les appels syndicaux à la grève générale à partir du 5 novembre.

En tant qu’artistes-auteurices et indépendantxs, la loi n’encadre pas notre droit de grève, mais nous pouvons :

  • Ne pas travailler,
  • Rejoindre les manifestations,
  • Fermer nos ateliers avec une affiche,
  • Créer une signature e-mail de grève,
  • Mettre nos sites internet en grève…

Si vous faites grève et qu’unx clientx ou un diffuseur vous met en difficulté pour cette raison, contactez-nous.

Voici des documents utiles pour les manifestantxs, rédigés par la CGT et partagés avec son accord (merci à elleux).

Vous trouverez ICI, la liste des avocat·es spécialisé·es des libertés publiques.
Vous trouverez ICI, une guide militant·e face à la police.
Vous trouverez ICI, un guide du manifestant·es arreté·es.
Lycéen·ne arreté·e ? Tais-toi et exige un avocat  » le tract ICI

Badges – autocollants : Non, les policiers n’ont pas le droit de demander aux manifestant·es de retirer leurs autocollants.

Texte de la Ligue des Droits Humains et de l’Observatoire des libertés publiques ⇓

L’Observatoire attire votre attention sur une pratique policière persistante depuis de nombreuses années consistant à conditionner la sortie d’une manifestation au retrait définitif de tout signe exprimant une adhésion associative, syndicale ou pensée politique ( autocollants, badges syndicaux, gilets jaunes…).

Cette pratique a une nouvelle fois été constatée lors d’une manifestation samedi 11 janvier 2020 à PARIS, Place de la République malgré des décisions reconnaissant son illégalité :

  • Décision du 25 novembre 2015 du Défenseur des droits rappelant au gouvernement que « Concernant la demande qui a été faite aux manifestantes de retirer leurs autocollants si elles souhaitaient quitter le cortège, le Défenseur des droits partage pleinement les termes d’une instruction de la préfecture de police du 5 octobre 2010, qui rappelle le principe de la liberté d’arborer tout signe revendicatif et que la demande de les retirer lorsqu’un manifestant quitte un cortège, n’est pas justifiée. ».
  • Deux instructions datant du 5 octobre 2010 et du 17 décembre 2004 du Préfet de police énonçant que : « les textes en vigueur consacrent le principe selon lequel le port, de manière apparente, de signes distinctifs de toute nature sur la voie publique par tous citoyens est autorisé (exemples : badges syndicaux, drapeaux, banderoles…) »

Nous tenons à rappeler que cette pratique est incompatible avec la Liberté d’expression telle que protégée notamment par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Cette liberté fondamentale représente selon la Convention européenne des droits de l’homme « l’un des fondements essentiels d’une société démocratique ». Aucune démocratie ne saurait admettre une telle pratique qui voudrait laisser croire à tort que le port d’un badge ou d’un autocollant revendicatif ne serait autorisé que dans le cadre d’une manifestation, déclarée et encadrée par la police.

Nous vous invitons à faire valoir vos droits et à nous signaler tout débordement par l’envoi de photos ou de vidéos à l’adresse suivante : contact@obs-paris.org